UVUE IV. — CHAPITRE II
lieur, bien loin de nous en faire perdre quelque partie, nous ne pouvons point accuser la justice divine des lois générales qu’elle a établies et qui rendent cette vertu nécessaire; elle a droit de punir ceux qui les transgressent par les peines qui sont toujours la suite du vice et par les souffrances de tout genre qui accompagnent les morts prématurées, sous toutes les formes variées qu’elles peuvent revêtir. Une société vraiment vertueuse , comme celle dont j’ai fait le tableau, éviterait ces maux. Le but du Créateur parait être de nous détourner du vice par les maux qu’il entraîne, et de nous engager k la pratique de la vertu par la félicité qui marche k sa suite. Un tel plan, autant que nous en pouvons juger, est digne de sa bonté. Les lois de la nature relatives k la population ont manifestement cette tendance. Il est donc impossible d'en tirer aucun argument contre la bonté divine , qui ne soit également applicable ’a tous les maux auxquels nous sommes assujétis.
CHAPITRE lit. — DO SEUL MOYEN D'AMÉLIORER L’ËTAT DU PAUVRE QUI SOIT EN NOTRE