‹ Essai sur le principe de populationChapitre 273 sur 368 · L1VHE IV. — CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

L1VHE IV. — CHAPITRE VIII

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a représenté ce système comme plus nuisible et plus onéreux que la dette nationale elle-même La rapidité avec laquelle la taxe des pauvres s'est accrue, dans le cours de ces dernières années, présente un nombre proportionnel de pauvres assistés, si extraordinaire, qu’on a peine à se persuader qu’il puisse se rencontrer au milieu d’une nation florissante et bien gouvernée’.

Quel que soit le sentiment pénible que l’on éprouve à cette pensée, quelque ardent désir qu’il nous inspire de remédier b un si grand mal, ce mal a maintenant de trop profondes racines, les secours donnés aux pauvres par cette voie sont trop multipliés, pour que l'humanité permette d’en proposer la suppression immédiate. On a cherché des moyens de l’adoucir et d’en prévenir l’accroissement. A cet effet, on a proposé de fixer une somme que la taxe des pauvres, établie sur le pied actuel, ou sur tout autre, ne pût jamais outrepasser. On peut objecter b ce plan que la somme levée pour cet emploi ne laisserait pas d’être très considérable; qu’en conséquence les pauvres ne s’apercevraient pas bien nettement du changement effectué b cet égard ; que chacun d'eux continuerait de croire qu’il a droit, comme tout autre, d’être nourri quand il tombe dans le besoin : en sorte que ceux qui seraient réduits b ce triste état, après qu’on aurait levé et appliqué la taxe, trouveraient qu’en leur refusant l’assistance on use envers eux d’une injuste rigueur, et qu'on les traite sans raison bien plus durement que ceux b qui ils verraient distribuer des secours. Que si la somme levée était répartie par petites portions b tous ceux qui seraient dans le besoin, quel qu'en pût être le nombre, on éviterait peut-être les reproches de ceux qui auraient recours b l'assistance, après l’époque où la somme totale de la taxe aurait été fixée, mais on mettrait dans une situation pénible ceux qui, avant cette fixation, étaient accoutumés b recevoir des secours plus abondants , et qui les verraient réduits de la sorte sans avoir rien fait qui pût mériter cette peine. Dans l’un et l’autre cas, la société commettrait une injustice, puisqu’elle croirait devoir entreprendre de nourrir

d une taxe proportionnelle au revenu des terres tel qu’il a été anciennement estime . (Note det traducteurs.)

' Reports (Comptes rendus de la société pour l'amelioration du sort des pau-

vres), vol. Ut, p. ai.

* Si la taxe des panvrescontinuede croître aussi rapidement qn'eltea tait d’apres la moyenne des dix dernières années, l'avenir nous offre une triste perspective. C’est bien avec raisôn qu'on a dit en France, que le système des lois sor les pauvres était « la plaie politique de l'Angleterre la plus dévorante. » Comité de mendicité. (Note de fauteur.)

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