‹ Essai sur le principe de populationChapitre 286 sur 368 · HP · texte numérisé non relu

HP

nièvre, les haillons, la vermine, l’insolence et l’insulte. On ne peut au contraire imaginer rien de plus noble et de plus touchant que la charité qui visite l'humblechaumière du pauvre, pour encourager le travail et la vertu; dont la main secourable nourrit celui qui a faim, distribue des vêtements aux malheureux qui en sont privés, et adoucit le sort de la veuve et de l'orphelin. Rien de plus beau et de plus touchant, si ce n’est peut-être les douces larmes de la reconnaissance , les yeux brillants d’une joie pure, les mains levées au ciel, expression naïve des sentiments que font éprouver des bienfaits inattendus et distribués avec discernement. On sera souvent témoin de ces scènes attendrissantes, si

- *fe.

on laisse les hommes k eux-mêmes et s’ils jouissent pleinement du droit de disposer de ce qui leur appartient dans l’exercice de la bienfaisance. >

Il est, je crois, impossible d’être souvent acteur dans ces scènes, sans croître journellement en vertu. Il n’y a point d’occasions où nosalTee-

r» * ; ftl l -jT - . v» . - ; • < ****

Page 1