‹ Essai sur le principe de populationChapitre 361 sur 368 · LIVRE V. — APPENDICE · texte numérisé non relu

LIVRE V. — APPENDICE

Donnée, on ne peut se dispenser de reconnaître que les voies de Dieu, à l’égard de l'homme, en ce qui a rapport h cette grande loi de la nature, sont pleinement justifiées.

J'ai éprouvé en conséquence autant de regret que de surprise, en remarquant qu'un grand nombre des objections élevées contre les principes et les conséquences de VEssai sur la population, venaient de personnes dont le caractère moral et religieux m’inspiraient nn vrai respect, et dont, par cette raison, il m’aurait été singulièrement agréable d’avoir l’approbation et d’obtenir le suffrage. Cette espèce de défaveur a été attribuée à certaines expressions qui ont été jugées trop dures, qui semblaient marquer trop peu d’indulgence pour les faiblesses de notre nature et pour des sentiments liés h la charité chrétienne.

Il est probable qu'ayant trouvé l’arc trop courbé en un sens , je l’ai trop courbé de f autre , en vue de le redresser. Mais je serai toujours prêt à effacer tout ce qui, dans mon ouvrage, paraîtra, à des juges compétents, avoir un effet contraire au but et nuire aux progrès de la vérité. Par déférence pour de tels juges, j’ai déj'a fait disparaître les passages qui avaient le plus donné lieu aux objections; et dans cette édition en particulier, j’ai fait quelques nouvelles corrections de ce genre. Par ces changements, je me Halte d’avoir amélioré l’ouvrage, sans en altérer le principe. Mais avant ou après ces changements, tout lecteur équitable doit, je pense, reconnaître que l 'objet pratique que l’auteur a eu en vue par-dessus tout, quelque erreur de jugement qu’il ait pu faire d'ailleurs, est d'améliorer le sort et d'augmenter le bonheur des classes inférieures de la société

1 Voyez la déclaration de l’auteur, dès 1805, p. 5. Voyez aussi nne note finale

FIN DF. l’essai SUR I.E PRINCIPE DE POPULATION.

RÉFLEXIONS DU PRLMIEIl TU A DI CTF-UR.

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