NOUVEAUX RECENSEMENTS. IMMIGRATION
Dans plusieurs passages de son Livre, et notamment dans le premier chapitre, livre I, et le 15” chapitre, livre II, Mallhus s’appuie sur la progression de la population américaine, pour baser l’une de ses lois tant critiquées et si peu combattues. Nous croyons donc utile de continuer la noie des traducteurs sur ce sujet fondamental.
La statistique a maintenant à sa disposition six recensements officiels, comprenant un demi-siècle complet, deux fois la période de 25 ans, entre 1790 et 1810. En 90, les États-Unis étaient émancipés ; aucun évènement extraordinaire n’est venu depuis contrarier la marche naturelle des choses. De plus, la population américaine n’ayant point encore atteint les limites du capital disponible et des subsistances, continue à obéir h la loi que l’on a signalée dès les premiers recensements antérieurs à ce siècle, et qui ont servi de point de départ h Malthus. C’est l’a sans contredit un des faits de population les plus remarquables, tant pour sa netteté que pour sa continuité.
D'après les divers recensements officiels, la marche de la population américaine a été
en 1782’ de 2,589,500 habitants;
Si l’on divise le chiffre de 18*0 par celui de 1790, on trouve que la population a plus que quadruplé en 50 ans; c’est-à-dire qu’elle a plus que doublé en 25 ans. Ainsi , la progression Malthusienne n’est pas une hypothèse; c’est l’expression d’un fait, et d’un fait qui s’est reproduit.
Mais comme il est curieux de pénétrer dans les détails de cette pro-
1 D’après un compte - rendu au congrès de 1782 , cité par Malthus, en note, page 306.
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gression, en inlerrogeanl les recensements de chaque Etat en particulier, voici les relevés officiels tels que les publie tous les ans V American almanach.