‹ Essai sur le principe de populationChapitre 82 sur 368 · S1I LIVRE I. — CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

S1I LIVRE I. — CHAPITRE XIV

autres obstacles1. Entre ceux-ci, les obstacles privatifs qui appartiennent au vice ont eu un effet considérable chez les anciens Romains pendant les derniers temps de leur existence, et chez quelques autres peuples. Cependant l’action des obslacles de cette espèce parait avoir été moindre que celle des obstacles destructifs. Le principe de population semble donc s’étre déployé avec beaucoup de force, et le superllu de production qui en est résulté a été détruit par des causes violentes. Au nombre de ces causes , il faut d’abord compter la guerre , qui domine sur toutes les autres et se présente sous un aspect plus frappant. Immédiatement après viennent la famine et les maladies funestes. Dans la plupart des contrées que nous avons parcourues, la population semble s’étre rarement réglée avec précision sur le taux moyen et permanent des subsistances. En général on la voit exécuter des oscillations entre deux points extrêmes. En conséquence, les oscillations entre la disette et l'abondance ont paru très fortement marquées; et c’est aussi ce que nous avions lieu d’attendre en faisant le tableau de l’état des nations les moins avancées dans la civilisation.

' Il faut excepter le Tibet, où il paraît que l'action de la contrainte morale, même dans le sens rigoureux de ce mot, est considérable. Voyez le cbap. XI. {Noie des traducteurs.)

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