C. — Glaucome chronique simple
Tout autre est le tableau de l’évolution du glaucome simple. Là pas d'attaque prodromique, mais seulement des obnubilations légères qui en tiennent lieu. L'hypertonie existe sans trace d'inflammation : elle est souvent même impossible à diagnostiquer par le toucher. Les lésions ne tardent pas à apparaître au pôle postérieur de l'œil: le halo, l’excavalion, l’atrophie. L’acuité visuelle baisse lentement, le champ visuel se rétrécit.
Un fait intéressant est que l’acuité visuelle centrale peut rester bonne longtemps, et l’on verra des malades, ayant les plus grandes difficultés à se conduire, faire de petits travaux.
Cette diminution de la vision progresse avec une telle lenteur que bien des patients ne s’apercoivent de leur maladie qu'alors que l'œil est presque amaurotique, si l’autre est resté sain. Fe
7 COLE Nous aurions pu traiter ici la question si controversée de l’amaurose avec excavation: nous aurons l’occasion de nous en occuper avec le pronostic du glaucome simple.
D. —- Glaucome hémorrhagique
Fuchs, dans son Traité d'Ophialmologie, considère le glaucome hémorrhagique comme un glaucome secondaire à des hémorrhagies rétiniennes survenant chez des artério-scléreux. Au Congrès d'Heidelberg en 1892, le D° Valude à donné les résultats de l'examen histologique de quatre yeux atteints de glaucome hémorrhagique : il a trouvé constamment une artério-sclérose généralisée. Il en conclut que le glaucome hémorrhagique est une maladie à part. |
Nous pouvons donc, en nous appuyant sur ces deux auteurs, laisser de côté le glaucome hémorrhagique comme n'étant point un glaucome primitif.
D'ailleurs, il n’est pas intéressant à considérer au point de vue du pronostic: tous les auteurs s'accordent, en effet, à reconnaître que sa terminaison est fatale, quel que soit le traitement qu'on lui applique.
I n’y a donc pas lieu de revenir sur cette affection dans le cours de notre étude, et seules les trois grandes catégories du glaucome primitif doivent nous inquiéter.