‹ Essai Sur Le Régime De La VinificationChapitre 9 sur 25 · M BON · texte numérisé non relu

M BON

jaire en date du 18 décembre 1890 déclarait l'addition d'acide sulfürique nuisible à la santé. La loi de 1891 intervint et interdit formellement l'emploi de produits tels que les acides sulfuriques, nitriques, chlorydriques, salicyliques, boriques ou autres analogues (art. 2).

.I1 convient de noter que si l’addition d’acide tartrique est autorisée dans le moût pour permettre le développement normal des levures qui se fait mal dans un milieu trop peu acide, cette addition n’a plus de raison d’être dans le vin fait, d'autant plus que cela pourrait masquer le mouillage.

M. Filaudeau, dans un rapport à la Société des Experts Chimistes de France, s'exprime comme il suit, sur le déverdissage ou la désacidification des moûts: « Le déverdissage est l'opération qui consiste, dans les années où les conditions climatériques n’ont pas permis à la vigne de mürir suffisamment ses fruits, à débarrasser les moûts ou les vins des excès d'acide fixe qui lui communiquent le goût rèche, la saveur désagréable, le plus habituellement désignés sous le nom de verdeur ».

La circulaire du Ministre de l'Agriculture du 26 janvier 1910 considérait cette opération comme interdite. Cependant les viticulteurs et les œnologues des régions où le raisin müûrit difficilement certaines années, ont demandé l'autorisation de recourir à ces pratiques.

En faveur du déverdissage on invoque: les intérêts des régions comme le Centre ou l'Ouest où les vins sont ;

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