‹ Essai sur le regne de l'empereur DomitienChapitre 32 sur 72 · POLITIQUE A L*ÊOARD OBS JUIFS ET DES CHRÉTIENS · texte numérisé non relu

POLITIQUE A L*ÊOARD OBS JUIFS ET DES CHRÉTIENS

S*il voulut empêcher cette impiété de s*étendre, Domitien chercha peut-être en même temps à subvenir à ses besoins financiers par.des confiscations, et à se débarrasser de personnages illustres qui excitaient ses soupçons : on ne doit pas s'en étonner de la part d'un prince qui se montra si cupide et si hostile à l'aristocratie dans les dernières années de son règne.

A cette persécution, Eusèbe , citant Héségippe , rattache le jugement des descendants de David par Domitien, jugement qu'il raconte en détail (1). Après avoir dit que Domitien donna l'ordre de faire périr tous les descendants de David , il ajoute : « Alors survivaient de la parenté du Seigneur les descendants de Jude qui, selon la chair, était frère de Jésus (2). Ils furent dénoncés comme étant de la race de David. Un evocatus les amena devant Domitien, car ce prince craignait comme Hérode la venue du .Christ. Il leur demanda s'ils descendaient de David, ce dont ils convinrent. Il s'informa ensuite de leur fortune : l'un et l'autre lui répondirent qu'à eux deux ils n'avaient qu'un bien de neuf mille deniers; c'était la valeur d'une terre de trente-neuf plèthres, dont les revenus les nourrissaient, à condition qu'ils la cultivassent eux-mêmes. Ils montrèrent alors leurs mains calleuses, leur peau durcie par le travail auquel ils avaient coutume de se livrer. Interrogés sur le Christ et sur sa royauté , sur le caractère de cette royauté, quand et où elle apparaîtrait, ils répondirent qu'elle n*était pas terrestre, mais céleste et divine; qu'elle existerait à la fin des siècles, quand le Christ se montrerait dans sa gloire, jugerait les vivants et les morts, et traiterait chacun selon ses mérites. Là-dessus, Domitien ne les condamna pas, mais, les méprisant comme de petites gens, les laissa partir libres. Ceux-ci, respectés comm^ des martyrs, dirigèrent les églises, la paix ayant été rétablie, et vécurent jusqu'à l'époque de Trajan. Voilà ce que dit Hégésippe (3). »

Ce récit a l'air d'une légende. Eusèbe lui-même ne parait pas bien sûr que les faits qu'il raconte, d'après Hégésippe, se soient réellement passés : il les présente en ces termes : « Une vieille tradition rapporte, etc. (4). » — Cependant, ils ne sont pas tout à

(1) Eusèbe, Hist, ecclés.^ III, 19 et 20.

(2) Ils vivaient au delà du Jourdain, en Batanée : voir Renan, Les EvangileSt p. 58 et suiv.

(3) Cf. Chronologie d'Eusébe , p. 160 et 163. Eusèbe place cet événement dans la même année que, le martyre de Domitilla. — La Chronique pascale (I, p. 468) indique l'année 93 par erreur.

(4) « IlaXaiôc xaTéxei Xôyoç, »

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Domi tille fat reléguée , non pas à Pandataria, comme Dion le dit, mais à Pontia, comme nous l'apprennent Eusèbe (d'après Brutlius)^ saint Jérôme et Fauteur des Actes des saints Nérée et AchiUée (1). Fut-eUe exceptée de la mesure qui, au début du règne de Nerva, rappela les eiilcs et resta-t-elle plusieurs années^ jusqu'à sa mort, dans cette lie (2)? Nous n'en savons rien; il faut seulement observer que saint Jérôme parle de son u long martyre » à Pontia (oj. — Quant à Acilius Glabrion, il fut d'abord exilé, puis mis à mort (4j. Dion Gassius dit, qu'outre le crime d'athéisme, on lui reprocha d'être descendu dans l'arène pour y combattre des bètes féroces, à l'époque où il était consul, en 91 (5). C'était cependant Domitien qui , voulant peut-être déjà se débarrasser de lui, 1 avait contraint , un jour qu'il l'avait invité à Albano pour la fête des Juvenalia , à tuer un lion énorme, épreuve dont Glabrion était sorti sans blessure. D'autre pai*t, il fut, selon Suétone (6), mis à mort pendant son exil, comme coupable de conspiration, « quasi moliior novarum rerum. » Faut-il confondre cette accusation avec celle d'athéisme qui, au témoignage de Dion, fut portée contre lui? L'homme auquel on faisait un crime de mépriser la religion nationale, pouvait sans doute être considéré comme un « moliior novarum rerum \ » mais nous serions plus disposé à croire qu'il s'agit de deux accusations différentes. Il est possible que Glabrion ait été d'abord exilé pour ses croyances et

version de saint Jérôme, place sa condamnation en 2112 (=s 1** octobre 96- 30 septembre 96). U ne faut donc pas chercher un hen d'idées dans les deux phrases consécutives de tiuétone , qui supprime volontiers les transitions. Quant à ces huit mois remplis de présages, ils s'écoulèrent depuis le commencement de Tannée qui devait être fatale à Domitien jusqu'au jour de sa mort.

(1) Voir plus haut, p. 298, n. 1, 2 et 6. — U n'est pas impossible que saints Mérée et Achillée, qui furent plus tard ensevelis dans l'ancien domaine de Domitille, aient été ses serviteurs, et l'aient accompagné à Pontia, comme le racontent leurs Actes (p. 9).

(2) Tillemont, Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, p. II, 127.

(3) Saint Jérôme, lettre 108, 7. tielon la passion des saints Nérée et Achillée (p. 12 A), qui ne mérite aucune confiance, elle aurait été martyrisée à Terracine. — Philostrate [Apollonius , Vlll , 25) prétend que , trois ou quatre jours après la mort de Olemens, Domitien força Domitille à se remarier (c'est, semble-t-il, le sens do l'expression obscure : iç àvÔpàc foixâv); rien ne confirme cette assertion.

(4) Buétone, Domitien ^ 10.

(ô) Dion Gassius, LXVII, 14. Cf. Juvénal, IV, 99 et suiv.; Lettres de Fronton et de^Marc'Aurèle, V, 23.

(6) Loc, cit.

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sa conduite lors dos fêtes d'Albano, et ensuite mis à mort comme conspirateur.

On lit dans Eusèbe (1) : « .Domitien, ayant fait preuve de sa cruauté à Tégard de beaucoup de gens et mis à- mort par des arrêts injustes un grand nombre de nobles romains et d'hommes illustres.., finit par se faire le successeur de Néron dans sa haine et sa guerre contre Dieu. A son tour, il entreprit de nous persécuter... A cette époque , la doctrine chrétienne avait un tel éclat que des écrivains, fort étrangers à notre foi [il s'agit de Bruttius, comme le montre la chronologie], n'hésitèrent pas à parler, dans leurs histoires, de la persécution et des martyres qui eurent lieu alors. Ils marquent même avec exactitude la date de la persécution; car ils rapportent que , dans la quinzième année du règne de Domitien, beaucoup de chrétiens furent condamnés, entre autres Fiavia Domitilla, etc. » Malalas, citant aussi Thistorien Bruttius, écrit ces mots (2) : « Domitien condamna beaucoup de chrétiens, si bien qu'un grand nombre de fidèles s enfuirent dans le Pont. »

Dans la lettre de Pline le Jeune à Trajan au sujet des chrétiens, le gouverneur de Bithynie écrit : « D'autres, dénoncés derant moi, ont reconnu qu'ils étaient xîhrétiens, puis l'ont nié, disant qu'ils l'avaient été, mais ne l'étaient plus, les uns depuis plusieui's années, quelques-uns môme depuis plus de vingt ans (3). « La lettre datant de Tannée 112 (4), ces dernières apostasies semblent avoir eu pour cause la persécution de Domitien (5),

Méliton de Sardes, dans son Apologie, dit que, seuls parmi les empereurs, Néron et Domitien voulurent inquiéter la foi cbré-

(1) HisL ecclés., III, 17 et 18.

(2) X, p. 262, édition Dindorf. Faut-il supposer avec Lipsius {Chronologie der rômischen Bischife, p. 157) que Malalas confond le Pont avec l'ile de Poutia, et ne fait, par conséquent, que reproduire avec des inexactitudes lo texte cité par Eusèbe ? Il est difficile de le dire.

(J) Lettres t 96, 6 : « non nemo etiam anto viginti [annos].

(4) Voir Mommsen, Elude sur Pline^ p. 30.

(5) Pline dit dans la même lettre (1) : « cognitionibus de cbristianis interfui numquam. » Par ces mots, il fait évidemment allusion à des affaires jugées de son temps , auxquelles il aurait pu assister si l'occasion s'en était présentée pour lui. lï ne peut donc être question, dans ce passage, de la persécution de Néron, car, en G4, Pline n'avait que trois ans (voir Mommsen, l. c, p. 51). Comme sous Vespasien, Titus et Nerva, il n'y eut pas de per-r sécution, ces procès eurent lieu soit sous Domitien, soit sous Trajan. — La seconde hypothèse est, je crois, admissible, quoique Trajan ne fasse pas mention de ces procès dans sa réponse. Mais cette réponse est fort courte et ïifi contient que les instructions indispensables à Pline.

306 ESSAI SUR LE RÈONB OE l'bKPEREUR DOMfTIEN.

tienne (1). — « Domitien, » écrit Tertullien, « ce demi-Néron par la cruauté , essaya contre nous de la violence , mais comme il avait encore quelque chose d'humain, il renonça à son entreprise et rappela même ceux qu'il avait exilés (2). »

L'auteur du libelle De mortibus persecutorum (attribué à Lactance) parle aussi de l'hostilité de cet empereur à Tégard du christianisme (3) : « Quoiqu'il exerçât une injuste domination, sa tyrannie pesa fort longtemps sur ses sujets, et il régna tranquille jusqu'au jour où il leva ses mains impies contre le Seigneur. Mais après qu'il eut été poussé par les démons à persécuter les justes, il fut livré aux mains de ses ennemis et puni de ses crimes. * Paul Orose (4) et Sulpice Sévère (5) mentionnent aussi cette persécution contre les chrétiens. Dans les Actes de saint Ignace, il est question « des tempêtes excitées dans l'église d'Antioche par les nombreuses persécutions de Domitien (6). »

On retrouve la trace de cette persécution dans un écrit chrétien qui date de la fin du premier siècle. La lettre qu'à cette époque (7) l'église de Rome adressa aux Corinthiens commence par ces mots (8) : « Par suite des catastrophes, des malheurs soudains et répétés qui nous ont frappés, nous nous sommes occupés tardivement des questions que vous nous avez adressées. » C'est là une allusion évidente à la persécution de Domitien. Dans le même écrit, on lit encore (9) ; « Seigneur, sauve ceux d'entre nous qui sont dans la tribulation, réveille ceux qui ont failli, délivre nos

(1) Cité par Eusèbe, Hist. EccU, IV, 26 : a Mdvoi ndcvrcov .... tôv xa6' i7i(Mcc év Sia^oX^ xttTOfftiiaat Xd^ov ^éXTiaocv Népwv %ol\ Ao|ieTiav6;. »

(2) Apologét., 5 : c Temptaverat et Domitianus, portio Neronis do crudelitate ; sed qua et homo facile coeptum repressit, restitutis etiam quos relegaverat. »

(3) Chapitre IIL

(4) Histoires, VII, 10.

(5) Chronique, II, 31.

(6) Dom Ruinart, Acta sincera^ p. 8 (édition d'Amsterdam, 1713) : c [Ignatius] procellas vix mitigans multarum sub Domitiano persecutionum. » Les martyres de divers saints, saint André, saint Denys TArèopagite. saint Onésime, saint Timothée, saint Marc d'Atina ont été placés sous Domitien, mais sans aucun fondement historique : voir Tillemont, Mémoires pour servir à Vhisioire ecclésiastique, I, p. 539; II. p. 118, 119, 122 et suiv., 524.

(7) Sur la date de cette lettre, voir les éditions de Gebhart-Harnack , p. Liv et suiv. ; d'Uilgenfeld , p. xxxvn et suiv. ; de Funk (Opéra p^trum aposiolicorum), p. xxi et suiv.

(8) I, 4ébut : « dià ta; al^viâCouc xal iicoOiXi^Xouc Ycvo(jivac ii\Lh ou|t9opàc %a\ icftpticT(tf«ei;, » etc.

(9) LIX et LX

POLITIQUE A l'égard DBS JUIFS ET DBS CHRÉTIENS. 307

prisonniers (1)! Montre-toi à nous, afin que nous jouissions des bienfaits de la paix, que nous soyons protégés par ta main puissante et délivrés de toute iniquité par ton bras élevé ; sauve-nous de ceux qui nous haïssent injustement. »

Parmi les victimes de la persécution de Domitien, l'Eglise compte saint Jean TEvangéliste. A cette époque, il aurait été plongé, à Rome, dans une cuve d'huile bouillante (2), puis relégué à Patmos (3) ; ce serait alors qu'il aurait vu l'Apocalypse (4). Sous Nerva, il aurait quitté son lieu d'exil et se serait rendu à Bphèse (5). — Il ne semble pas qu'il y ait lieu de rejeter d'une manière absolue toutes les données de cette tradition. Le témoignage de saint Irénée qui, par saint Polycarpe avait pu avoir des renseignements exacts sur saint Jean , est ici d'une importance particulière, ft Ce fut, » dit-il, « à la fin du règne de Domitien que Jean vit l'Apocalypse. » On sait que de nombreux savants ont cru trouver dans le texlo môme de l'Apocalypse la preuve que ce livre fut écrit vers le commencement de 69 après Jésus-Christ. Cette opinion a été fortement ébranlée depuis quelques années, surtout à la suite de la publication de MM. Vischer et Harnack(6), qui voient dans l'Apocalypse une œuvre juive remaniée ensuite dans le sens chrétien (7). L'Apocalypse, sous la forme où nous la

(1) Il s'agit ici des chrétiens de basse condition détenus dans les carrières et dans les mines.

(2) Tertullien, De pr&escriptione haereticorum, 36 (il n'indique pas la date). Cf. saint Jérôme, Adversus Jovini&num, I, 26 (d'après TertuUien) et Comment, in evang, Afatth., III , 20.

(3) TertuUien. loc. cit, : « in insulam relegatur » (il ne nomme pas Patmos). Eusèbe, Hist, ecclés,, III, 18; Chronologie^ p. 160 (année 2109 = 1*' octobre 92-30 septembre 93, d'après la version arménienne), p. 163 (année 2110, d'après saint Jérôme). Saint Jérôme, Adv. Jovinianum^ I, 26; Comment, in evang, MaU/i., III, 20; De viris illustribus, 9.

(4) Saint Irénée, dans Eusèbe, Hist. ecclés., III, 18 (r= Adversus Haereses, V, 30). Eusèbe (Chronologie^ d'après Irénée). Saint Jérôme, Adv. Jovin,, l. c; De viriSj L c,t etc.

(5) Clément d'Alexandrie, Quis dives salvetur, 42. Eusèbe, Hist. ecclés., III, 20; Chronologie^ p. 162 et 163. Saint Jérôme, De viris, loc. cit,

(6) « Die Offenbarung Johannis, eine judische Apokaljpse in christlicher Bearbeitung, » dans les Texte und Uniersuchungen zur Geschichte der altchristlichen Literatur de Gebhart et Harnack (t. II, cahier 3, 1886). Cette publication en a fait naître un très grand nombre d'autres , qu'il est inutile d'énumérer ici vvoir le Theologischer Jahresbericht de Lipsius, à partir de 1886).

(7) La théorie nouvelle n'a du reste pas convaincu tout le monde. Voir en particulier Hilgenfeld, Zeitschrifl fur wissenschaflliche Théologie, XXXIII. 1890, p. 385 et suiv.

318 ESSAI SDR LE RÈGNE DE L*BMPBREUR DOMITIBN.

Sallustius LucuUus, légat de Bretagne, avait souffert que des lances d'une forme nouvelle fussent appelées lucuUiennes. Domitien y vit une usurpation de ses droits souverains et le fit périr (1) : depuis la révolte d'Antonius il ne cessait de craindre une sédition militaire (2). — Un autre consulaire, Salvidienus Orôtus, fut aussi mis à mort comme conspirateur, dans le lieu où il avait été relégué (3). — ,Des astrologues avaient annoncé à Mettius Pompusianus qu'il régnerait. Vespasien ne lui en avait pas moins conféré le consulat. « Il se souviendra de moi, » dit-il, « et m'hononera à son tour (4). » Mais Domitien était moins sceptique que son përe : Dion Cassius nous dit qu*il recherchait de toutes les façons le jour et Theure de la naissance deft principaux citoyens, et qu'il en fit périr plusieurs, même parmi ceux qui, malgré des signes favorables, ne se croyaient pas destinés à l'empire (5). Mettius se vit accusé d'avoir fait représenter une carte de l'univers sur les murs de sa chambre à coucher, d'avoir extrait et lu en public les harangues des rois et des grands hommes qui se trouvaient dans Tite-Live, d'avoir enfin donné à deux de ses esclaves les noms de Magon et d'Hannibal. Il fut d'abord relégué dans l'île de Corse , puis mis à mort (6). — L'empereur Othon avait laissé un neveu, Salvius Cocceianus, qu'il aurait adopté s'il avait été vainqueur dans la guerre civile (7). Ce jeune homme ayant célébré l'anniversaire de son oncle, Domitien le fit périr (8).

plures senatores, in iis aliquot consulares interemit. » Tacite, Agric^ 3. Pline, Panég,, 35, 48, 52, 62, 63, 90, 94, 95. Eusèbe, Hist, ecclés,, III, 17; Chronologie^ année 2109. Panl Orose, VII, 10.

(1) Suétone, Domitien, 10. ~ Il serait intéressant de pouvoir dire avec précision, en ce qui concerne ce personnage et les suivants, quelle fut la procédure employée contre eux. Mais les renseignements qui nous sont parvenus sont très vagues. Suétone dit simplement a [Domitianus] interemit... »

(2) Voir Panëy., 68,

(3) Suétone, loccit, Pbilostrate (Apollonius, VII, 8) dit qu'Orfitus, considéré comme digne de Tempire, fut relégué dans une île. Il ajoute qu'un certain Rufus subit le môme sort. Nous ne savons pas quel est ce personnage.

(4) Suétone, Vespasien , 14.

(5) Dion Cassius, LXVII, 15.

(6) Dion Cassius, LXVII, 12. Cf. Suétone, Domitien, 10.

(7) Plutarque, Othon, 16.

(8) Suétone , toc. cit. Selon Tacite [ou sa source] , Othon mourant aurait adressé à son neveu, alors d'une extrême jeunesse, cette recommandation : a Proinde erecto «nimo capesseret vitam, neu patruum sibi Othonem fuisse aut oblivisceretur unquam, aut nimium meminisset » {Hist.^ II, 48. Cf. Plutarque, l. r,). I/historien qui écrivait ces lignes pensait certainement à la fin malheureuse de Salvius Cocceianus.

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