CHAPITRE IV
ROME SOUS DOMITIBN.
PRRMIÂRB PARTIS.
Imitant à cet égard Tezemple de son père et de son frère « Domitien fut un des empereurs qui bâtirent le plus à Rome (1). Ce fut dans une certaine mesure par nécessité : Tincendie qui avaitéclaté sous Titus en 80 et duré trois jours et trois nuits avait brûlé une partie de la ville : les temples de Sérapis et dlsis , les Septa, le temple de Neptune, les thermes d'Âgrippa, le Panthéon, le Diribitorium, les théâtres de Balbus et de Pompée, le portique d'Octavie avec la bibliothèque, le temple de Jupiter Capitolin avec les édifices voisins (2). Titus s'était efforcé de réparer ces ruines (3), mais il restait encore beaucoup à faire. Peut-être
(1) Suétone (Domiiien ^ 5) éûumére quelques-uns des monuments de Do* mitien. Nous avons une liste détaillée de ses constructions dans une chronique urbaine de Tannée 334, édition Mommsen, Chronica minora^ dans les Monumenta Germaniae historica^ antiquissimi auclores, IX, p. 146 (la partie relative à Domitien se trouve dans Jordan, Topographie der Stadt Rom, II, p. 31 et suiv.). La source do cette chronique est inconnue, mais certainemont officielle (Jordan, I, 1** partie, p. 41, n. 5). Elle a été consultée dans une édition meilleure que la nôtre par Eutrope, VII, 23, 5 (édition Droysen) et Saint Jérôme, traduction de la Chronologie d'Eusébe (édition Schône, p. 161) : voir Mommsen, Abhandlvngen der sàchsischen Gesellschafl der Wissenschaften, I, 1850, p. GOl, 652, 681, 693; Jordan, II, p. 30 et suiv. — On trouve d'utiles indications topographiques dans le plan Capitolin qui date du commencement du troisième siècle (édition Jordan , Forma urbi» Romae) et dans deux recueils des monuments de Rome : la Notitia rédigée en 334 et le Curiosiim postérieur à 357, copiés tous deux sur un document perdu du commencement du quatrième siècle, qui a de grands rapports avec la Chronique urbaine : voir Jordan, II, p. 1 et suiv.
(2) Dion Cassius, LXVI, 24. Suétone, Titus^ 8; Domitien, 5. Plutarque, Poplicola^ 15. Cf. Tacite, Histoires, I, 2.
(3) Suétone, Titus, 8.
ROME SOUS DOMITIBN. 91
voyait-on encore à Rome des traces de l'incendie de Néron (1).
— Des motifs personnels engagèrent aussi Domitien à entreprendre de grands travaux publics : maître absolu de Tempire, se regardant comme \\n dieu , il voulait des demeures dont l'éclat répondît à sa puissance et frappât l^esprit de ses sujets; restaurateur de l'ancienne religion romaine, il devait élever aux dieux des temples magnifiques. Il lui fallait des monuments pour rappeler à la postérité ses prétendues victoires. Orgueilleux et jaloux (2), il désirait surpasser ses prédécesseurs par le luxe de ses constructions comme pour tout le reste (3). Ses contemporains le considérèrent comme possédé de la maladie de bâtir, et Plutarque le comparait à Midas, dont les mains transformaient tout en or (4).
— Domitien pouvait du reste satisfaire cette passion sans peine : il disposait à son gré de toutes les ressources de Tempire (5) ; il vivait dans un temps où les arts étaient florissants à Rome.
Le plus célèbre des monuments élevés par Domitien fut le
(1) Martial, VIII , 80, 7, dit en faisant aUusion aux restaurations que Domitien dut faire entreprendre :
Sio noTA dam condis, reyoeas, Aagaste, priora : debentur quœ sunt, quaeqne faere tibi.
Cf. VI, 4, 3.
(2) Quand il restaurait un monument, il y mettait son nom sans indiquer celui du premier fondateur (Suétone, Domitien ^ 5). Vespasien suivait une conduite opposée (Zonaras, XI, 17, p. 493, édition Pinder).
(3) Vespasien et Titus en particulier avaient beaucoup construit : le premier avait rebâti une partie de Rome, détruite par l'incendie de Néron, relevé le temple de Jupiter Capitolin, fait les temples de la Paix et de Claude, commencé l'amphithéâtre flavien qui fut continué par son fils aîné. Titus avait, en outre, ouvert de vastes thermes sur le Célius (voir Suétone, Vespasien, 9; Dion Cassius, LXVI, 15 et 25).
(4) Plutarque, Poplicola, 15. — Pline {Panég., 51) dit qu'alors la ville était sans cesse ébranlée par les chars qui transportaient d'énormes pierres. — Martial, qui veut flatter Domitien, parle des « villes entières » ajoutées par lui à l'ancienne Rome (VI, 4, 4). Cf. V, 19, 5 :
Pulehrior et major eub quo duce Martia Roma
... exnta est veterem nova Roma senectam
et sumpait Tultos praesidis ipsa aui.
Cf. VIII, 56, 2.
(5) Ce fut surtout à partir de cette époque qu'on exploita en grand les carrières de Luni déjà ouvertes sous Auguste : voir Bruzza, Annali dell' InstitulOy XLII, 1870, p. 167. — Blocs de marbre trouvés en Phrygie et marqués de signes remontant à l'époque de Domitien : Ephem. epigr., V, n*' 105 et suiv., 1379. — Voir aussi les blocs des magasins de la Marmorata à Rome, contre le Tibre, datant de l'époque de Domitien : Bruzza, loc, cit., p. 182 et suiv.
92 ES8ÂI SUR LB RÈ6NS DE l'bMPBRBUR DOHITIBN.
temple de Jupiter Capitolin (1), brûlé en 80, dix ans à peine àprës l'incendie qui avait précédé l'entrée des Plaviens dans Rome. Titus en avait déjà décidé la réédiflcation (2). Les énormes soubassements qui dataient de Tàrquin TAncien et dont des vestiges ont été retrouvés récemment sur la partie méridionale de la colline , dans les jardins du palais Caffarelli (3), furent conservés comme dans les reconstructions précédentes (4), et le plan primitif du temple ne fut pas changé. Mais Domitien fit décorer Tédiflce avec une grande magnificence : « Tous les biens du plus riche particulier de Rome, » dit Plutarque, « ne suffiraient pas pour en payer la dorure : elle a coûté plus de douze mille talents (5). » Les portes et la toiture étaient en effet en bronze doré (6). Les colonnes corinthiennes étaient faites en marbre pentélique. Plutarque raconte qu'il vit ces colonnes à Athènes : leur hauteur et leur diamètre étaient alors dans la plus exacte proportion; mais à Rome, elles furent retaillées et repolies, ce qui les fit paraître trop grêles. Le temple était hexastyle (7). On a retrouvé quelques frag-
(1) Suétone, bomitien^ 5. Chronique urbaine : a Gapitolium. » Plutarque, Poplicola, 15. Martial, IX. 1, 5; IX, 3, 7; XIII, 74. 2. Stace, Silves, I, 6, 102; ni, 4, 105; IV, 3. 16 et 160. Silius Italiens, Punica, III, 622. De morte persecutorurrit attribué à Lactance, 3. Cohen, Domitien^ n* 23. ~~ Sur le quatrième temple du Capitole, voir Jordan, Topographiet I, partie 2, p. 29et suiv.
(2) C. /. L., 2059 (Actes des Ârvales, au 7 décembre 80) : In Capitolio in aedem Opis sacerdotes convenerunt ad vota nuncupenda ad restitutionem et dedicationem Capitoli ab Imp{eratore) T. Caesare Vespasiano Aug{u8to),
(3) Depuis 1865, surtout en 1875, 1876, 1878. Voir Jordan, II, p. 66 et suiv. Tout récemment, on vient de découvrir un pan de mur qui semble avoir appartenu à la cella orientale du temple {Revue critique^ 1893, 1*' semestre, p. 112).
(4) Voir Tacite, Histoires, III, 72; IV, 53. Denys d'Halicamasse, IV, 61. Il dut en être de même pour le quatrième temple, élevé sous Titus et Domitien , car « les dieux , » disaient les aruspices , c lors de la construction du troisième temple de Vespasien, ne voulaient pas que le plan fût modifié » {Hist. , IV, 53). Les fondations avaient dû d'ailleurs échapper à Tineendie. Voir Jordan, Topogr., I, 2, p. 81.
(5) Plutarque, Popliçola, 15.
(6) Zozime, V, 38. Procope, Guerre des Vandales j I, 5. Silius Italiens, Punica^ III, 623 : a Aurea Capitolia. » Ausone, Ordo urbium nobilium, XIX, 123.
(7) On voit six colonnes corinthiennes cannelées sur le fragment du Louvre qui le représente (voir note 2 de la page 93); et qui est reproduit dans Bouillon, Musée des antiques, III, bas-reliefs, pi. 29 et dans Clarac, Musée de sculpture^ II, pi. 151, n* 300. Cf. aussi Cohen, X>omiti«n, 174 (qui sembla bien représenter le temple de Jupiter Capitolin), et t. II, p. 419, n* 64 (monnaie de Faustine Tainée). — Sur le bas-relief du musée des Conservateurs, à Rome, (Helbig, Fûhrer durch die ôffenilichen Sammlungen in Rom.,
méats des colonnes (1). Le fronton, dont nous possédons plusieurs reproductions sommaires (2), représentait, non pas une action, comme sur les temples grecs, mais une assemblée des principales divinités de Rome disposées symétriquement (3) : au centre, Ju* piter (au-dessous duquel est un aigle), Junon et Minerve assis (4) ; à droite (pour le spectateur), Mercure , Esculape , Vesta , le Soleil sur un bige (5), trois figures qu'il est difficile d'identifier (Vulcain et deux forgerons?) (6), et le Tibre; à gauche, un enfant dont le
n* 542), et sur deux médailles de 81 et 82 (Cohen, Domitien, 172 et 23), on ne compte que quatre colonnes; mais dans ces sortes de monuments, de pareilles inexactitudes ne sont pas rares. Les découvertes récentes ont prouvé que le temple avait en effet six colonnes (Jordan, Topographie, I, 2, p. 84 et suiv.)-
(1) Un reste de colonne cannelée en marbre pentélique, encastré dans un mur contre le musée des Conservateurs (diam. : 2 mètres on bas, 1",80 en haut); un fragment de base, en marbre pentélique également, à l'Institut allemand (voir Schupmann, Annali delV Instituto, XL VIII, 1876, p. loi ; Jordan, Topographie, I, 2, p. 72, n. 69. — Sur d'autres restes de chapiteaux, de pilastres, d'une corniche, mentionnés ou reproduits dans des auteurs ou des dessins des siècles derniers, voir Hûlsen, Mittheilungen des archàolog, Instiiuis^ RÔmische Abtheilung, III, 1888, p. 150 et suiv. et pi. v).
(2) a) Bas-relief du musée des Conservateurs, à Rome, représentant un sacrifice de l'empereur Marc-Aurèle, avec le temple de Jupiter Capitolin dans le fond (voir plus haut, note 7 de la page 92). Le fronton de ce temple est reproduit dans les Monumenti delV Instiluto, V, pi. xxxvi.
b) Bas-relief qui semble dater de l'époque de Trajan, conservé autrefois au Capitole et brisé ensuite en trois morceaux, dont deux sont au Louvre et dont le troisième — le plus intéressant pour nous, puisqu'il représentait le fronton du temple — a été perdu ; mais il en reste plusieurs dessins faits au seizième siècle (voir à ce sujet Audollent, Mélanges de l'Ecole française de Rome, IX, 1889, p. 120 et pi. 2; Hûlsen, Rômische Mittheilungen, IV, 1889, p. 250; Michaelis, ibid., VI, 1891, p. 21 et pi. m). Ni l'un ni l'autre de ces bas-reliefs n'est la reproduction exacte du fronton du temple : les artistes ont seulement voulu le rappeler aux yeux par l'indication sommaire des principales figures.
c) Plusieurs monnaies (Cohen, Domitien, 23, 172, 174; Faustine l'aînée, 64).
d) Sarcophage décrit par Rossbach, Rômische Uochzeits-und Ehedenk-màler, p. 149-150.
(3) Sur ce fronton, voir Brunn, Annali delV Instituto, XXIII, 1851, p. 289 et suiv.; Cavedoni, Bullelino, 1852, p. 157 et suiv.; Wieseler, Gôttingische gelehrte Anzeigen, 1872, 1, p. 728 et suiv.; E. SchuIze, Archàol, Zeitung , XXX, 1873, p. 1 et suiv.; Jordan, Topographie, l, 2, p. 100 et suiv.
(4) Sur le bas-relief des Conservateurs, Junon se trouve, pour le spectateur, à gauche de Jupiter, Minerve à droite, ce qui est inexact (Jordan, p. 90, n. 87).
(5) Sur le bas-relief perdu, le Soleil était à gauche, la Lune à droite. Dans l'original, le char du Soleil devait sans doute être traîné par quatre chevaux.
(6) Schulze veut y voir une représentation du feu. A la figure qu« &ou»
94 ESSAI SUR LE RÈGNE DE L'EMPEREUR DOlfITIBN.
nom n'est pas certain (1), la Lune sur un bige, trois autres figures qui répondent à celles que Ton observe de Tautre côté (2). L'édifice était couronné par un quadrige ; au sommet du fronton, un bige à chaque extrémité du fronton et de grandes statues entre le quadrige et chaque bige. — Domitien fit placer dans ce temple quatre colonnes faites jadis avec le métal des éperons de navires pris par Auguste à la bataille d'Actium (3). L'édifice fut consacré en 82 (4). Il dura jusqu'aux derniers temps de l'empire et, au sixième siècle, il était peut-être encore debout (5).
Domitien dut aussi reconstruire les autres édifices qui se trouvaient dans l'enceinte du temple de Jupiter Gapitolin et qui avaient été brûlés en même temps que lui (6). Il y éleva, dans l'enceinte même du temple, un vaste sanctuaire à Jupiter Custos. Déjà, du vivant de son père, il avait fait abattre le logement du garde où il s'était caché pendant la prise du Gapitole, et bâtir un sanctuaire à Jupiter Conservateur, avec un autel dont les basreliefs représentaient son aventure (7). Quand il fut devenu empereur, il remplaça le sanctuaire par un temple et consacra sa propre image entre les bras du dieu auquel il rapportait son salut (8). — La cabane de Romulus, située aussi dans l'enceinte du temple de Jupiter Gapitolin, fut restaurée par Domitien (9).
appelons le Tibre (indiquée seulement sur le bas-reliof perdu), devait correspondre à l'extrémité de gauche (brisée dans ce bas-relief), une autre figura couchée. Schulze y voit l'Eau et la Terre. Il pense que doux dieux des vents se trouvaient aussi représentés sur le fronton. Les quatre éléments auraient été ainsi indiqués.
(1) Brunn y voit Ganyméde, Cavedoni la Jeunesse personnifiée, Wieseler l'Amour, Scbulze lulus, Jordan le Génie du peuple romain.
(2) Peut-être sur le fronton voyait-on dos figures qui ne sont pas représentées sur les reproductions que nous en possédons, par exemple les Dioscures : Brunn, loc, ciU, p. 291; Schulze, loc. ciU^ p. 7, n. 55. Cf. p. 93, n. 6.
(3) Servius, Comment, à Virgile, Géorgiques, III, 29.
(4) La monnaie de 82 (Cohen, Domitien , 23) semble, en effet, indiquer la date de l'achèvement du temple. Elle porte au revers l'inscription : Capit{olium) re8tit{utum),
(5) Jordan, 1 , 2, p. 30 et suiv.
(6) Sur ces temples, voir Jordan, loc, cit., p. 41 et suiv.
(7) Tacite, Histoires, III, 74.
(8) Tacite, loc. cit. Suétone, Domitien, 5. Martial fait allusion au grand temple de Jupiter Capitolin et au temple de Jupiter Custos quand il dit (VI, 10, 3) : « Templa quidem dédit ille lovi » Cf. IX, 3, 7. — On doit observer que Jupiter Conservator est la même divinité que Jupiter Custos : voir Orelli, 1228; Preller, Rômische Mythologie, 1, p. 238 (édit. Jordan).
(9) Martial, VIII, 80 :
Sio priiûiji Mrrator bonoste praosida tempUi
ROBfB SOUS DOMITIEN. 95
Domitiea, quand il vivait à Home, habitait sur le Palatin (1). L'architecte Rabirius(2) y éleva un palais à la construction duquel plusieurs années furent employées et qui fut terminé vers 92 (3). Les contemporains en firent des descriptions enthousiastes et ri-i diculement déclamatoires : c Tu peux rire, César, » dit Martial (4), « des royales merveilles des pyramides : la barbare Memphis a cessé désormais de vanter ces monuments orientaux. Que sont de tels édifices auprès de la demeure du Palatin? Dans le monde entier, le jour ne voit rien de plus beau. On dirait les sept collines de Rome s'élevant les unes sur les autres; Pélion, monté sur Ossa, fut moins haut. Ton palais perce le ciel ; il se perd au milieu des étoiles brillantes ; la foudre éclate au-dessous de son calme sommet. Phébus, encore caché à tous, Téclaire de ses feux avant que Circé aperçoive le visage de son père. Cette demeure, César, dont le faîte atteint les astres, vaut le ciel, mais elle ne vaut pas son mattre. » — Stace écrit de son côté (5) : « C'est un palais auguste, immense, orné, non de cent colonnes, mais d'autant
ai oasa tam colto sob JoTa nnmen habat
•io nova dam oondis revocas, Aagaste, priora...
D'après ces vers, on voit qu'il s*agit de la cabane de Romolus du Capitole (Jordan, p. 51), non de celle du Palatin.
(1) Suétone, Domitien, 15. Stace, Silves, IV, 2; III, 4, 38; IV, t, 7. Martial, I, 70; IV. 78, 7; V, 5, 1 : VII, 56; VII, 99, 3; VIII, 36; VIII, 39; IX, 11, 8: IX, 24, 1 ; IX, 42, 5; IX, 86, 7; IX, 91. 3; XIII, 91.
(2) MarUal, VU, 56 :
Astra polumqaa pia oeplsti mante, Rabiri, Parrhaaiam mira qai struia arte domom.
(3) Dans une Silve écrite vers la fin de Tannée 89, peu de temps après les deux triomphes sur les Gattes et les Daces, Stace fait allusion à la construction de ce palais (I, 1, 33) :
...proapeotara yideria an noTa eontampiia aurgant palatia flammis palohrina.
Quand Martial écrivit la pièce 56 du livre VII, le palais venait, semble-t-il, d'étro terminé, au moins dans son ensemble. Or le livre VII fut édité en décembre 92. L'épigramme VIII, 36 (voir note suivante; est peu postérieure à cette date (ce livre parut en 93 : Friedlânder, édition de Martial , p. 58 et suiv.). 11 est aussi question du palais de Domitien dans Martial (VIII, 39) et dans une Silve de Stace (IV, 2), peut-être écrite à la même date (Kerckhoff Duae qu&estionea papiniana^, p. 20). Voir encore Stace, Silves, III, 4, 47, pii'ccde vers écrite en 93 ou 94 (pour cette date, cf. Martial, IX, 11; IX, 13- IX, 17 ; IX, 36). — La chronique urbaine mentionne le t Palatium • parmi les constructions de Domitien.