Notre n
d'eau, ou bien trop longue, ou peu praticable. Telles étaient les routes de lltalie : Trajan les a rétablies. Par ses soins, les parties humides et basses furent pavées, celles dont le sol était inégal ou couvert de broussailles furent nivelées ; des ponts furent jetés sur les fleuves. Les distances trop longues furent abrégées par des coupures, les collines trop hautes furent tournées. Le tracé fiit changé dans les parties désertes ou infestées par les animaux, et la nouvelle direction choisie de façon à desservir des contrées populeuses; les passages difficiles furent aplanis ^
n est intéressant de trouver dans les inscriptions la preuve, par le détail, de tout ce que Galien avance. Il n'est guère de route, en effet, qui ne porte les marques de la sollicitude impériale :
Via Appia : 1° Pavée depuis Tripontium jusqu'à Forum Appii, en Fan 100. L'opération avait été commencée par les œrdres de Nerva *.
2* Reconstruction, la même année, du pont de Tripontium^.
3^ Rétablissement d'un pont sur le Monticello, entre Terracine et Fondi, l'an 109^
4** Pavage entre Forum Appii et Terracine ^ sur une longueur de 19 milles^.
VïA Trajana. Elle conduisait de Bénévent à Brindes, et fiit construite aux frais du fisc, c'est-à-dire de l'empereur lui-même. En réalité Trajan ne fit que la rendre praticable aux voitures, car elle existait au premier siècle et servait souvent aux voyageurs qui se rendaient de Brindes à Rome. Strabon le dit formellement : « Deux routes s'oflfrent aux voyageurs : l'une où l'on ne peut cheminer qu'à dos de mulet, traverse le territoire des Peucétiens Poedicles, celui des Dauniens, et le Samnium jusqu'à Bénévent, en passant à Egnatia, Coelia, Netium, Canusium et Herdonia. L'autre prend par Tarente et pour cela s'écarte un peu sur la gauche, ce qui fait faire un circuit qui allonge la distance d'une journée de marche environ ; on l'appelle la voie Appienne, les chariots y circulent^. »
Ainsi la route établie par Trajan abrégeait d'un jour le voyage de Rome à Brindes, et faisait pénétrer la vie dans un pays presque déshérité jusqu'alors par le manque de communi-