‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 162 sur 327 · Plin., Ep, ad TraJ., U · texte numérisé non relu

Plin., Ep, ad TraJ., U

2. Plin., Ep. ad Traj,, 32. Meminerimus ideirco te in istam provinciam missum quoniam multa in ea emendandà apparuerunt. Cf. ibid,, 117.

3. Toutefois il était au courant de la situation générale de la Bithynie par Tétude qu*il avait dû consacrer aux affoires de la province lors des procès de Bassus et de Varenus.

4. Provinciales, credo, prospectum sibi a me intelligent, nam et tu dabis operam ut manifestum sit illis electum te esse, qui ad eosdem mei loco mitteris {Ep, ad TraJ., 78).

n ne faut donc pas chercher dans cette correspondance le type du gouvernement de Trajan. Mais on en tirera des inductions légitimes si l'on veut connaître Y esprit de ce gouvernement, car cet esprit assurément n'était pas en Bithynie autre qu'ailleurs. On reconnaît alors que bien loin de centraliser, l'empereur se montre scrupuleusement attentif à ménager les organes de la vie locale. C'est Pline qui voudrait simplifier, en appliquant un règlement général à toute la province ; c'est Trajan qui l'en empêche*, qui le rappelle incessanmient au respect des droits anciens, des coutumes, des privilèges de chacun ; lorsqu'une difficulté se présente il lui recommande l'étude des précédents * ; et c'est seulement quand elle est absolument nouvelle qu'il la tranche, en basant toujours ses jugements sur l'équité ^.

Le gouvernement de Pline étant ainsi replacé sous son vrai jour, et le dixième livre de ses lettres reconnu pour n'être qu'un recueil de pièces concernant l'histoire particulière delà Bithynie, où faut-il chercher les éléments d'un tableau des provinces sous ce règne? Il conviendrait d'abord d'extraire du corps des lois romaines quelques mesures générales auxquelles le nom de Trajan est resté attaché, puis on devrait étudier à part la condition de chaque province, Espagne, Gaule, Afrique, Âchaie, etc., comme nous avons étudié celle de l'Italie. Mais le manque absolu de documents semblables à ceux que nous avions sous la main pour cette partie de l'empire, nous empêche de faire un tel travail pour les provinces. Çk et là, sur le sol antique, des ruines grandioses affinent gravé le nom de Trajan et attestent la prospérité dont le monde jouissait alors, mais ne nous révèlent ni les détails de cette prospérité, ni les moyens employés pour la faire naître et la maintenir.

SuivantledeuxièmeAurelius Victor*, Trajan aurait d'abord montré une étonnante faiblesse pour les mauvais gouverneurs, et c'est seulement après des avis réitérés de Plotine et sous son influence qu'il aurait porté un peu d'ordre et de justice dans cette partie du gouvernement. Les assertions de cet auteur, ou plutôt de ce compilateur médiocre, vivant à une époque trés-éloignée des faits qu'il raconte, et comprenant mal les textes qu'il abrège, sont généralement peu dignes de foi; il est néanmoins difficile de

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