‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 181 sur 327 · FINANCES · texte numérisé non relu

FINANCES

Trajan supprima ou réduisit un grand nombre d'impôts, et chercha dans Tordre et dans l'économie les moyens de subvenir aux besoins publics de son immense empire. Au début de son règne, il renonça à Vauru7n coronarium, tribut que les provinces payaient à chaque avènement *. Par l'abandon des poursuites de lèse-majesté *, il s'était fermé une des sources qui alimentaient le plus abondamment les finances impériales, et il se priva volontairementd'un revenu presqu'aussi considérable, en déclarant que les biens des condamnés à la rélégation ne feraient plus retour au fisc^. Le tribunal, institué à Rome pour juger les contestations qui s'élèveraient entre le domaine du prince et les particuliers, jugeait souvent en faveur de ces derniers ^ et, dans les provinces, aucun contrat passé avec le fisc ne fut valable qu'après avoir été soumis au procurateur du prince^, ce qui garantissait les particuliers contre la cupidité et la mauvaise foi des agents subalternes de cette administration redoutée.

1. Ce tribut se nommait aussi collationes. Pline, Panég,, 41. Auson., ad GraUanum pro consulatu, p. 299, éd. Bipontin. Suivant la chronique Paschale (p. 472, éd. 6onn.)i Trajan remit encore des impôts dans l'année 106, peut-être à Toccasion de ses decennalia.

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