‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 192 sur 327 · V. ses projets dans Arrien, VU · texte numérisé non relu

V. ses projets dans Arrien, VU

2. On finit par croire que Jules César avait eu ce dessein extravagant. Piutarcb., Cûes., 58.

3. Horat, Carm.y III, 3, 43-45. Triumphatisque poBsit Roma ferox dare jura Médis. Cf. Carm,, I. 12, 53-56. Propert., Eleg,, III, 4 ; III, 12; IV, 3. Lucan., PharsaL, I, 8-20. Stat, Sylv., III, 2; IV, 1. Martial., Epigr., XII, 8.

4. Dans un ouvrage intitulé : Relations politiques et commerciales de l'Empire romain avec l*Asie orientale, Paris, 1853, M. Reinaud a mis en lumière ce fait peu remarqué Je crois, avant lui. Mais il a presque compromis la démonstration d'une tbése juste en voulant tirer des poètes latins ce qu'ils n'ont pas dit, en cherchant dans leurs vers, non pas des tendances de l'esprit public mais de véritables documents géographiques historiques ou politiques. Par exemple, & propos des formules peu variées dont se servent Horace, Properce, Tibulle, en parlant des Parthes ou des Sères, l'auteur écrit (p. 85) : c On ne peut pas supposer qu'ils se c sont copiés les uns les autres ; probablement ces sortes de rencontres c proviennent de certaines expressions employées dans les dépêches c officielles et dans les journaux du temps. » Dans ce Mémoire, utile à consulter pour connaître un côté de l'histoire romaine, on regrette aussi de voir contesté le fait, reconnu depuis longtemps et mis hors de doute par Letronne, que dans les auteurs latins India désigne trèssouvent l'Kthiopie.

5. Esprit des Lois, XXI, 16. Cela est vrai à l'égard des derniers, dit Sainte- Croix {Mém. de l'Acad, des Inscript., L, p. 62), mais faux par rapport aux Romains, qui furent les premiers à se mêler des affaires des Parthes.

des € Considérations sur la grandeur des Romains » nous permet de réfuter Montesquieu par lui-même. « Il y a, dit-il avec raison, de certaine bornes- que la nature a données aux états pour mortifier l'ambition des hommes. Lorsque les Romains les passèrent, les Parthes les firent presque tous périr. Quand les Parthes osèrent les passer, ils furent d'abord obligés de revenir ; et de nos jours les Turcs qui ont avancé au-delà de ces limites ont été contraints d'y rentrer >► * . La vérité est que les Parthes n'ont été réellement menaçants pour Rome que pendant les guerres civiles, alors que, sous la conduite de Labiénus, ils occupèrent les provinces de Syrie et d'Asie. Chassés de ces régions par L. Ventidius Bassus qui remporta une brillante victoire le jour anniversaire de la bataille de Carrhae*, ils repassèrent l'Euphrate et ne firent plus aucune tentative de conquête vers l'Occident. Si la position géographique des deux empires les maintenait dans une réciproque indépendance , la constitution politique du gouvernement parthe était d'ailleurs tout à fait impropre à servir les desseins d'un peuple conquérant. Cette constitution était essentiellement féodale^ : la diversité de races et de religions des nations groupées sous le sceptre des Arsacides ne comportait pas une union plus complète. Chaque peuple était gouverné par un prince ou chef tiré de son sein, et conservait son autonomie avec une indépendance presqu'absolue. Ces grands vassaux du roi des Parthes sont appelés par les historiens grecs toparques* ou phylarques^, dénominations qui mettent en relief le caractère local et très-limité de leur puissance. Ils recevaient l'investiture du roi des Parthes^, mais,

Jamais ceux-ci n^étendirent leurs vues sur TEurope et ne cherchèrent à troubler ce peuple ambitieux sur ses foyers ; ils eurent au contraire à défendre les leurs; s'ils passèrent TEupbrate et envahirent la Syrie, ce fut moins par esprit de conquête que par représailles, et sans intention de la conserver.

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