Grandeur des Romains, c
2. 38 av. J.-C, V. Corp. Insc. Lot, I, p. 461. Butrop., VII, 5. Flor., II, 19. Plutarque (Anton., c 34) dit qu'au moment où il écrit, Ventidius est le seul général qui ait triomphé des Parthes, ce qui prouve, comme Ta remarqué Mommsen {Hermès, IV, p. 297), que les biographies furent composées avant la mort de Trajan. Le triomphe de ce prince fut, comme nous le verrons, célébré après sa mort par les soins d'Hadrien.
3. V. Sainte-Croix, Mém. de l'Acad. des BeUes- Lettres, L, p. 75.
4. AÛYQipo; fy TIC év Totc otvco xpovotc (du temps d'Auguste) ^i<s<n\^ xoicàfx^^
(oÛTtt Y^ '^ouc xarà &6vo; paviXEiç nrivixaOTa èxaXoOv. PrOCOp., BM. Persic, II, 12).
5. <l>uXapxoc, nom que donne Dion à Mannus et àSporacès (v. plus loin).
6. C*est ce qui se voit bien par l'histoire dlzates, roi d'Adiabène. Joseph, Andq., XX, 3, 5-S. Sur leurs monnaies, les rois d'Edesse et de la
cette cérémonie une fois accomplie, le gouvernement de Ctésiphon n'intervenait plus dans leurs affaires. Chacun de ces phylarques foimaissait, en temps de guerre, un contingent déterminé. Mais il n'y avait point d'armée permanente*, les troupes ne recevaient pour solde que leur butin, et n'emportaient jamais de vivres et de bagages que pour quelques jours*. Cette organisation militaire, suffisante pour la défense du territoire, rendait impossible une guerre lointaine et prolongée ; plus d'une fois les Parthes abandonnèrent leur roi après quelques jours de campagne, lorsqu'il eût fallu profiter de la victoire et poursuivre des avantages obtenus^; on les vit aussi déposer leur chrf, craignant qu'il n'entreprît de guerre étrangère.
Rome n'avait donc rien à craindre de ces barbares tant qu'elle n'aUait point les provoquer aundelà de l'Euphrate. D'ailleurs la suprématie qu'elle recherchait, à tort ou à raison, dans le Haut- Orient, pouvait être acquise par la diplomatie ou par la conquête. Les premiers Césars employèrent exclusivement la diplomatie. Ils mirent à profit les guerres civiles, si fréquentes dans les annales Arsacides, pour susciter à leurs adversaires des embarras permanents, tantôt en soutenant les révoltes des grands vassaux, et en particulier les revendications des rois d'Arménie, tantôt en accueillant à Rome les princes dépossédés, et en menaçant toujours les usurpateurs d'une restauration violente. Ils avaient embrassé cette opinion de Tibère « qu'il faut employer dans les afiaires du dehors la finesse et la politique, et n'y point engager ses armées »^ et, en lisant dans Tacite les détails de la diplomatie impériale en Orient, on n'y peut méconnaître la continuation très-réfléchie de celle que le Sénat, jadis, avait si habilement mise en œuvre dans l'Asie Mineure^.
Avec Trajan tout est changé, et cette histoire prend un carao-
Gbaracène prennent le titre de paaiXo^c, les rois partbes celui de po^iXeuc
pa9(>écov ou de i&^a; ^ooiXeu;.