EckheJ, Doctrina, VI, p
Trajan de T inobservation d'une trêve de trente jours, pendant laquelle le commandant des troupes romaines s*était fortifié, au mépris des conventions stipulées. Suidas tire évidemment cette citation de quelque passage de Dion, non résumé par Xiphilin, ou bien d*Arrien; et, par conséquent, elle a une certaine valeur historique. N'oublions pas non plus que, pendant la guerre dacique, Pacorus avait entretenu des relations avec Décébale*. Il ne serait donc pas impossible que les Parthes eussent réellement violé la frontière romaine , et que Trajan eût été contraint de faire la guerre ou au moins une sérieuse démonstration militaire : ce n'est pas cette détermination même que nous avons blâmée, mais seulement la politique de conquête qui fut adoptée après les premières victoires.
Avant de commencer ses opérations, Trajan avait noué d'importantes alliances en Orient. Depuis Tavénement de Chosroès jusqu'à l'automnede l'an 113, il échangea de nombreuses et importantes communications avec le roi du Bosphore cimmérien Sauromates II*, et nous allons voir, dès la première année de la guerre, tous les rois des peuples habitant le Caucase se ranger autour de l'empereur, ce qui suppose des négociations engagées avec eux depuis un certain temps.
Conquête de V Arménie.
Ainsi que nous l'avons dit, Trajan, à l'automne de l'an 113, quitta Rome où il ne devait plus revenir ^, Il se rendit d'abord à Athènes et y trouva une ambassade de Chosroès, qui cherchait à se mettre en règle au moment où il apprenait la résolution de l'empereur. Le roi parthe déclarait avoir pris sur lui de déposer Exédarès, parce que ce souverain avait manqué à la fois, envers les Romains et envers les Parthes, aux doubles devoirs qui lui incombaient : quant à Parthamasirus, il ne songeait pas à régn^ sans le consentement des Romains, et Chosroès priait Trajan de lui donner l'investiture ^ L'ambassade était chargée de riches