‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 198 sur 327 · Maerob., Saturn., I · texte numérisé non relu

Maerob., Saturn., I

7. Au sixième siècle, on voit Hilpérik consulter saint Martin d'une façon analogue (Âue. Thierry, troisième Meit des temps mironingiens).

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billet blanc, mais en ouvrant celui qui lui était rendu, il ne trouva qu'une feuille blanche* Il prit alors une haute opinion ie la divinité qui répondait avec tant d'esprit, et il l'interrogea de bonne foi. Le Dieu ordonna de couper en morceaux le cep de vigne d'an centurion déposé parmi les offrandes, et de remettre à Trajan ces éclats de bois rassemblés dans un siidarium. On ne comprit rien à la réponse : plus tard, dit Macrobe, quand les os de Trajan furent rapportés à Rome, on reconnut combien elle était juste. Q était difficile, ainsi que l'a remarqué Van DaleS qu'une réponse aussi vague ne pût être adaptée à l'événement, quel qu'il fut.

Après s'être mis en règle avec lés Dieux, Trajan s'avança vers l'Arménie, sans doute vers le mois d'avril 114, quand les neiges ne fermaient plus les passages de cette montagneuse région. Parthamasirus lui écrivit, espérant détourner le danger qui le menaçait, et qui, chaque jour, devenait plus visible et plus prochain. Mais dans sa lettre, il eut la maladresse de prendre le titre de rai : elle resta naturellement sans réponse. Il en écrivit une seoonde, dans laquelle, mettant de côté toute prétention et se fiusant aussi humble qu'il le pouvait, il demandait simplement à çon£&rer avec le gouverneur die la Cappadoce, Marcus Junius^. Trajan ne sos^ pendit pas sa marche : il envoya au prinoe i^rmémen le âla de Junius, chargé probablement de promesses vagues. Qwnt k lui» il s'avança jusqu'à Samosate, en côtoyant l'Buphrate, sao» être inquiété par les Parthes un seul instant ', et il arriva ainslà Satala» vers l'extrémité septentrionale de la Petite Arménie ^ Il y trouva

1. D& QrêculU, p. 170. 4d. 1700. Ainsi traduit par FonteneUe (cbu lYt) : f L'oraole eut Tesprit de lui rendre une réponse allégorique, etsi gtoMf c qu'elle ne pouvait manquer d*étre vraie. Car que Trajan retournât à c Rome victorieux mais blessé, ou ayant perdu une partie de aes sol* « dats; qu'il fût vaincu, et que son armée fûtmiseenfuite;.qu*ilyaiTic vâ4 seulement quelque division ; qu'il en arriv&t dans ceUe dts Parthes; c qu'il en arrivât même dans Rome en l'absence de l'empereur; que les c Parthes fussent absolument défaits; qu'ils ne fussent défaits qute c partie; qu'ils fussent abandonnés de quelques-uns de leurs alliés, la f vigne rompue convenait merveilleusement â tous ces cas diflëreBÉs; « il y eût eu bien du malheur s'il n'en fût arrivé aucun; et je croîs que f les 08 de l'empereur reportés â Rome, sur quoi l'on fit tomber l'exidi* c cation de l'oracle, étaient pourtant la seule chose â quoi Toraele n'avait c point pensé» »

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