Suét., Ner., 13. Dion., LXII, 23. LXIII, 4 et
2. Dion, LXVIII, 20. dit seulement que Trajan lTi|Ab>pi^««To IIaf6a|&a« <nptv sans indiquer la nature de la punition. Dans Eutrope, VIII, 3. on lit : Armeniam... recepit Partbamasiro occiso, qui eam tenebat. Un fragment de Fronton confirme la dernière version : < Personne, dit-il, « n*eut à se repentir d*avoir confié & Lucius [Verusl son royaume ou f ses biens : Trajan n'est pas complètement excusable du meurtre, de f Partbamasirus qui était venu l'implorer, fiien que celui-ci ait été iqs-
L'Arménie entière ne fut pas réduite en province, et la seule partie incorporée se composa sans doute du bassin supérieur de l'Euphrate et des districts voisins du Pontp-Polémoniaque. En effet, si l'on compare au texte de Dion Cassius , des chapitres correspondants de l'histoire d'Arménie de Moïse de Khorène, on sera frappé de ne trouver aucun rapport entre les deux récits. Suivant l'historien arménien, Ardachès, roi d'Arménie, aurait d'abord refusé le tribut aux Romains et battu les légions de Domitien, mais quand Trajan arrive en Asie, Ardachès cède à son ascendant, lui remet l'arriéré des impôts qu'il devait, et obtient son pardon ; Trajan le défend même contre les entreprises de son frère Majan, et Ardachès reste, sous Trajan et sous Hadrien, l'ami fidèle de Rome^
Ainsi c'est au moment où , d'après Dion , les Arméniens perdirent leur indépendance, que se placerait le règne de leur plus grand prince, car Ardach^, sauvé miraculeusement d'un massacre par sa nourrice, reconquiert son royaume, donne et ôte les couronnes diez les Alains et chez les Perses, encourage l'agriculture, les arts libéraux, les sciences '. Malgré le caractère poétique de ce récit, il serait téméraire de le rejeter absolument. Moïse^ tout en convenant qu'il a résumé d'anciens chants épiques, déclare qu'il avait eu sous les yeux, pour écrire l'histoire d' Ardachès, des livres grecs tels que celui d'Ariston de Pella*. On conciliera œ qu'il peut y avoir ici de réel, avec les renseignements donnés par Dion, en admettant comme l'a fait M. DierauerS que Tiridate, Exedarès et Parthamasirus n'avaient régné que sur une partie de l'Arménie, et que cette partie seule fut réduite en province : en effet, les villes que, d'après Moïse, Ardachès a détruites, fondées ou embellies, sont toutes situées au centre de
c tement tué (merUo intdrfectus) dans un tumulte quMl avait excité, c mieux valait pour Thonneur romain qu*ii s'en fût allé impuni ■. {Prinetpla kUtoriae, éd. Naber, p. 209). Du resfe Trajan prit sur lui la mort de Parthamasirus, et ne souffHt pas qu'on y vtt une instigation d*Bxedaré8, mais il déclara avoir ainsi puni le manque de parole de FArsacide (Suidas, v* yv(ô(tic).
1. Moïse de Khoréne, liv. II, cbap. 54, 55. Traduction de Levaillant de Florival, vol. I, p. 278-279.
2. Ibid., p. 285-287. La numismatique des rois Arsacides de TArménie cesse trente ans après Térc chrétienne (Langlois, Numism, de V Arménie dans VatUiquité, p. 44) ce qui nous prive, pour la période dont nous nous occupons, d'un utile moyen de contrôle.