‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 203 sur 327 · ibid., p · texte numérisé non relu

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r Arménie, dans le district d'Ârarad. D'après cela il faudrait compter Ardachès au nombre des princes qui se soumirent à Trajan, et probablement il vint aussi à Satala^

Trajan prit rapidement les mesures propres à consolider la domination romaine dans le pays qu'une politique habile, plutôt que le sort des armes, venait de mettre dans ses mains. Les postes les plus importants de la nouvelle province furent garnis de troupes' ; la ville de Mélitène, qui commande un passage important de l'Eupbrate, fut agrandie et fortifiée^, et des détadiements furent échelonnés sur la côte du Pont^EuxinS afin de maintenir toutes les nations barbares dans l'obéissance pendant que le gros de l'armée agirait contre les Parthes : Trajan, comme on voit, ne les attaquait point avant de s'être assuré tous les moyens de les vaincre.

Pendant qu'il réglait d'une manière si avantageuse les aflEsiires d'Arménie, l'heureux et entreprenant capitaine dont nous avons raconté les exploits dans la guerre Dacique, Lusius Quietus, acquérait de nouveaux titres à la reconnaissance de l'empereur et à l'admiration des Romains. Se portant rapidement à l'Est, au-delà du cours de l'Araxe, il était allé attaquer, dans l'Atropaténe, la belliqueuse nation des Mardes, et l'avait vaincue^. L'Atropatène, ou comme l'appelaient les Romains, la Médie^, fut le prix de sa victoire. Puis, par une de ces pointes qui plaisaient et réussissaient à son audace, il se rendit maître sans coup férir deSingara, et de quelques autres petites places du voisinage^.

1. M. Dierauer, p. 163, fait remarquer avec raison qu'une partie des médaUies de Trajan à la légende RfiGNA ADSIQNATA, où le prince ne porte pas le surnom de Parthicus (Goben, n** 206 et 372), n*a pu ôtre frappée qu*à propos de ces investitures de l'an 114.

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