‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 213 sur 327 · Dion, 1. c · texte numérisé non relu

Dion, 1. c

6. 'HfoC^ou vïiooi, Tij« Adta6T)vv^. 'Appiocv^ ly* IlapOtxâv. cf. Strabon, XVf,

DE LA BBRGE 42

enfin le Tigre à la hauteur d'Opis, il rencontra le grand retranchement haut de 25 pieds (7" 75), large de 50 (15" 50), oonatroit, disait-on, par SémiramisS sur une longueur de 200 stades (37 kilomètres), et il le longea jusqu'à son extrémité qui aboutit à TEuphrate. L'armée, qui venait de conquérir rAdiabène, y rencontra la flotte qui avait descendu le fleuve depuis Phalga.

Dans une plaine voisine des sources de bitume qui offirirent aux Babyloniens le ciment nécessaire à leurs constructions gigantesques, à OzogardanaS au pied du mur de Médie, Trajan passa en revue toutes ses troupes. Il les vit défiler, assis sur un siège de pierre que l'on montrait encore plus de deux siècles après, et qui avait gardé son nom ^. Puis, descendant le fleuve avec ses soldats^, il entra à Babylone, abandonnée en grande partie à cause des guerres civiles auxquelles le pays des Parthes était en proie ^. On ne laissa pas néanmoins d'y faire un certain nombre de prisonniers, parmi lesquels se trouva le précepteur du romancier Jamblique ^.

Tngan disposait maintenant de la totalité de ses forces; il pouvait porter aux Ârsacides des coups décisifs et marcher à la conquête de pays plus éloignés vers l'Orient. La capitale des rois Parthes, Ctésiphon, n'était pas encore en sa puissance. Il s'agissait de faire passer la flotte de l'Ëuphrate sur le Tigre, qui baignait les murs de cette riche cité. Le Naharmalcha ou fleuve royal, canal réunissant les deux grands cours d*eau qui arrosent et

1, 4 (p. 738) icepi "Ap^Xa U i<sx\ xal AYi|ii)TpCac iroXic ' elO' Vj tou vdçOa ifhv^ mU Td icvpd... Ces feux sont très-bien décrits par Ainsworth, Joumeff fnm Bagdad to Constantinople vid Kurdistan (1437), dans Ghesney, IfarraUce of ike Euphraiês Expédition, 1868, in-8*, p. 497. Les environs de Kirkok sont coupés par beaucoup de canaux : d'où le nom de vi|ooi.

1. Suidas, V* x<^(^* ^^^ chifif^es montrent qu'il s*aglt du ^iatcixCa|i« nommé plusieurs fois par Strabon, et reliant Babylone à Séleucie (U, 1, 26. XI, 14, 8).

2. Ammien, XXIV, 2, trajecto fonte scatenti bitumine Osogardana occupavimus oppidum... in quo principis Trajani tribunal oetendebatur. V. la carte jointe au mémoire de d^Anville, l'Eupluratê et la Ttgre, 177S. in-4'.

3. Au passage d'Ammien, ajouter celui de Zozime, III, 15. f)S}(ia <K|rv|Xov ex X(Oou iceico(Ti(iivov d Tp<flQtvoO xaXetv elci>6o(ortv ol é^x^P'^' Zozime appelle la localité Zaragardia.

4. Peut-être la flotte ne descendit-elle pas au-dessous de Maaslcei embouchure du Naharmalcha dans TEuphrate (Plin., JETM. «aC, V, 21).

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