Tacit., AnnaLy VI
3. Cependant d'après Butrope (VIII, 3} on aurait formé une proirince d'Assyrie, c très provincias fecit, Armeniam, Assyriam, Mesopotamiam >. Mais sur la médaille contemporaine on lit seulement: ARMBNiA ET MBSOPOTAMIA IN POTESTATEM P. R. REDACTAB. Cohen n» SIS.
plu8 conforme à ces intérêts. Alors Trajan réunit son armée, et des députations des divers peuples Parthes, dans une grande plaine voisine de Ctésiphon, et en leur présence, après avoir rappelé ses victoires des années précédentes, de façon à donner à ce qui se passait l'apparence d'une concession gratuite et d'une faveur absolument spontanée, il attacha le diadème sur le front de Parthemaspatès ^
La cérémonie est représentée sur une médaille de bronze portant la légende : REX PARTHIS DATVS». On y remarque Parthemaspatès revêtu, non plus de son costume national, mais d'un vêtement romain (cuirasse et paludament), ce qui marquait encore plus visiblement sa dépendance. Trajan régla aussi la constitution de quelques autres royaumes tributaires^. Après avoir donné ces légères satisfactions à sa vanité, il pouvait soug^ au retour, et au triomphe, moins brillant sans doute qu'il ne se rétait promis, qu'on lui réservait à Rome. Mais en dépit des a&rts héroïques de ses officiers, une petite ville de Mésopotamie résistait encore. C'était Atra, qui plus tard offrit le même obstBiCie à Septime Sévère S et grâce à sa position naturellement forte, au désert qui l'entoure et au courage de ses habitants, se maintint libre sous tous les empereurs qui prirent le titre de Parthicus, comme pour montrer que ce titre serait toujours vain. L'armée romaine mit donc le siège devant la place et réusait, malgré de grandes difficultés, à détruire une partie des murailles. Mais quand on voulut pénétrer par la brèche, les troupes furent rqioussées avec des pertes sensibles. Trajan se mit à la tête de sa cavalerie, après avoir ôté le paludamentum de pourpre qui le désignait aux flèches des Arabes : on le reconnut néanmoins à sa chevelure blanche, à la majesté de sa taille et de son maintien. Une pluie de traits fut lancée sur lui et un cavalier fut tué à ses côtés^. Les Romains se replièrent en désordre jusqu'à leur camp. Leurs souffirances devenaient intolérables ; le pays manque de bois et de pâturages, l'eau y est rare et insalubre, les
1. Dion, LXVlil, 30. — L*histoire ne signale aucune relation entre Trajan et un autre Arsacide contemporain, Voiogèse, dont les monnaies Be suivent, sans interruption, de 77 à 14S ap. J.-C. De Longpérier, Ménuàreetz, p. 11 S.