‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 243 sur 327 · Pline, Ep., ad Traj · texte numérisé non relu

Pline, Ep., ad Traj

4. Ce qui pourrait faire penser que l'association n'était paa encore

dont un demi-siècle auparavant, la foi était déjà renommée par tout le monde *, reste fort obscure au commencement du deuxième siècle. Quelques-unes de ses traces, écrites sur la pierre, se retrouvent dans les cimetières situés aux abords de la capitale, tels que celui du Vatican, celui de Flavia Domitilla découvert en ces dernières années, et ceux de Lucine et de Priscille*. Rome était encore le point le plus occidental qu'eût touché le Christianisme, car l'histoire positive ne connaît rien des églises de la Gaule avant la fin du troisième siècle ; alors seulement on entend aussi parler de celles de l'Afrique, et en Espagne la foi nouvelle ne laisse pas de traces authentiques avant la fin du troisième siècle.

Mais en Grèce, en Asie, en Syrie, en Egypte, les chrétiens trouvaient sans doute plus de facilités pour se réunir et entendre la prédication de l'Evangile, en raison de la liberté de parler et de s'assembler consacrée dans ces pays par un long usage et, jusqu'à Trajan, tolérée par le gouvernement central^. C'est donc en Orient que sous Trajan s'élevait le foyer le plus actif et le plus brillant du Christianisme; en revanche il y courait, au contact du judaïsme et de l'hérésie, un double danger. Pendant le siège de Jérusalem, les fidèles de l'église établie dans la ville sainte avaient dû s'enfuir et se retirer à Pella, au delà du Jourdain. Isolés des autres communautés chrétiennes et rapprochés des Esséniens, ils ne tardèrent pas à oublier

formée au temps de Trajan, c'est que le cimetière appartenant au collège des chrétiens, cimetière auquel Calliste fut préposé sous le pontificat de Zéphirin et qui fut consacré aux sépultures des papes jusqu'à la paix de TÉglise, ne semble pas avoir été ouvert avant le m* siècle.

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