‹ Essai sur le règne de TrajanChapitre 58 sur 327 · Cap · texte numérisé non relu

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6. Suivant Hérodote, IV, 96, Zamolxis serait bien antérieur à Pythagore.

7. Il portait môme le titre de Oe6c. Strabon, VII, a, 5. V. d'Anville, Mémoire sur la nation des Gètes et sur le pontife adoré chez cette nation. Mémoires de T Académie des inscr., XXV, 35-47.

8. Compléter le tableau comme Ta fait M. Roesler {dos VorrœnUsçhe Dacien, p. 357) en empruntant d'autres faits à Pomponius Mêla (11, 12) ne me paraît pas légitime, car ce géographe ne mentionne les Gètes qu*à propos de leur courage à affronter la mort ; ce qu'il dit des femmes mises à mort prés de leur époux, de leur liberté avant le mariage etc. est tiré d'Hérodote et s'applique à d'autres peuples thraces, comme

Au dnqaiàme siècle aTant notre ère, les Gètes occupaient encore la rive droite du Danube, près de son embouchure. On ignore à quel moment ils remontèrent le fleuve et le franchirent. A l'époque d'Alexandre, ils occupaient déjà le pays dont Trajan fit la conquête, car c'est après avoir vaincu les Triballes au bord de l'Isker, entre la Serbie et la Bulgarie, que le roi de Macédoine les attaqua'.

C'est en 76 av. J.-C. que les légions romaines se heurtèrent pour la première fois contre ce peuple. Le consul G. Scribonius Curio vainquit les Dardaniens et pénétra jusqu'aux frontières de la Dacie, mais il recula devant la profondeur des forets qui défendaient le pays*.

Les Daces formaient un grand nombre de tribus toujours en guerre les unes contre les autres. Pendant la dictature de Jules César, Boerebistas, chef de l'une d'elles, les rassembla toutes en on seul corps de peuple. Il trouva dans la religion un puissant auxiliaire et un moyen de concentration incomparable. Le prêtre de Zamolxis placé à cette époque à la tête du sacerdoce, Decaenus, consentit à servir les desseins de Boerebistas, et celui-ci parvint à imposer à ses sujets la sobriété et la discipline^. Les vignes forent arrachées : les Daces apprirent à se passer de vin, et rivresse,plus fatale à ces peuples que les armes romaines, disparut de leurs mœurs. On vit alors combien était fondée l'opinion déjà répandue au temps d'Hérodote que les Thraces, s'ils étaient unis, sa:*aient invincibles, tant se montra redoutable la puissance des Daces dès qu'ils firent trêve à leurs dissensions. Par la consé-

on le voit en se reportant au texte plus détaillé de rhistorien grec (V, 4, 5, 6). Suivant Horace (Carm. lll, 24, 12), les Gétes n'auraient pas connu Ja propriété (immetata quibus jugera libéras flruges et Cererem ferurU)f mais sa description est plutôt poétique et surtout satirique, qu'bistorique. D*aprés les objets que fournit dans les fouilles le sol de l'ancienne Dtcie, ses habitants travaillaient assez babilement les métaux. Ils semlilent avoir connu aussi une certaine architecture militaire (BulL Jnst, Arch., 184S, p. 33). Platon (ChamUd. p. 156) parle de médecins thraces instruits par Zamolxis. Les anciens attribuaient aux Daces la connaissance des propriétés médicales des plantes; autrement on ne comprendrait pas pourquoi Oioscoride et le faux Apulée ont rapporté des noms dadques de végétaux.

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