Voyez Kûlpe, Outlines of Psycholofjy, p
3. Voyez l'article sur « la Psychologie du chatouillement, du Rire et du Comique », par G. S. Hall et A. .Allin, dans American Journal of Psychology, vol. IX, p. 1 et suiv. Les relevés ne disent pas bien clairement si, en parlant de la sensibilité au chatouillement, on s'occupe des cas qui ne provoquent pas le rire aussi bien que ceux qui le provoquent.
OCCASIOXS ET C.VUSES Di: IIIUL; 40
partie antérieure du cou ; 2° les côtes ; 3° les aisselles ; 4° le pli du coude; 5° la jonction des côtes et des muscles abdominaux ; 6"* les flancs; 7° l'articulation de la hanche, la partie antérieure et supérieure de la cuisse K
Il suffit de jeter un regard sur ce relevé pour voir que la détermination de l'échelle de sensibilité au chatouillement sur les divers points de la surface n'est pas encore complète. Le D'" Robinson, soit dit en passant, ne mentionne ni la plante du pied, partie extrêmement chatouilleuse, si l'on en croit l'opinion populaire, ni la paume des mains, qui, comme nous le verrons, est incontestablement une région chatouilleuse-. Il est bien à désirer que des recherches expérimentales plus précises soient faites sur ces variations locales de la sensibilité, et que, après avoir constaté avec certitude les régions oîi cette sensibilité est plus développée, on examine si elles se distinguent par quelques particularités déterminées de structure.
Il est probable que les sensations comprises sous ce nom de chatouillement ne sont pas toutes de même qualité. On peut, à ce qu'il semble, dire sans crainte que la sensation est complexe, en' ce sens qu'elle est composée de deux facteurs, l'un organique et l'autre tactile. Mais nous pouvons voir qu'elle a souvent une plus grande complexité. Un exemple frappant est l'addition d'un effet particulièrement irritant quand l'orifice de l'oreille ou de la narine est chatouillé, efl"et dû à l'action du stimulus sur les poils qui sont là particulièrement abondants ^ Il y a aussi des régions dénuées de poils qui semblent posséder une modification spéciale de la sensibilité au chatouillement. Chez moi, en tout cas, des attouchements légers sur la plante du pied ont toujours, d'aussi loin qu'il m'en souvienne, excité
1. Eq citant le D' Robinson je me reporte en partie à l'article de son Dictionnaire déjà cité, en partie à des notes pour des leçons laites devant la British association et la West Kent Medi,cal Society, notes qu'il a eu la bonté de me communiquer. J'ai fait grand usage de ses idées intéressantes et souvent brillantes, en traitant ce sujet du chatouillement.
2. Ces deu.K parties sont considérées par le D'' Richet comme étant des plus sensibles (lue. cit.).
3. Dans quelle mesure les résultats sont-ils compliqués par l'action des muscles qui servent à dresser sur le corps les poils isolés, et qui, selon Lister, se contractent dans le voisinage d'une région chatouillée, c'est ce que je ne saurais dire.
James Silly. — Le Rire. 4
des sensations qui paraissent avoir un caractère tout particulier. Une autre complication se rencontre probablement lorsque le chatouillement devient plus rude et que les doigts en viennent presque à creuser les parties molles des aisselles; alors en effet il est assez certain que les extrémités nerveuses plus éloignées de la surface sont elles-mêmes stimulées.
Enfin il importe d'ajouter qu'une prolongation du chatouillement paraît introduire des changements dans l'intensité et peut-être aussi dans la qualité de la sensation. De là on serait en droit de conclure que les sensations comprises sous le nom de chatouillement, bien qu'elles aient certains caractères communs, peuvent varier considérablement.
Puisque ces sensations nous intéressent ici comme provoquant le rire, il convient que nous examinions attentivement leurs tons de sentiment. Comme sensations largement organiques, on peut s'attendre à ce qu'elles posséderont un caractère agréable ou désagréable fortement marqué, et c'est ce que nous trouvons en efTet. Pour ma part, du moins, je ne puis me figurer qu'en éprouvant les sensations propres au chatouillement je reste dans un état parfait d'indifférence.
Cependant si nous nous demandons quel est au juste le ton de sentiment de l'une de ces sensations, aucune réponse simple ne s'offre à nous. Quelques psychologuesles considèrent comme ayant en général un caractère désagréable*. D'aulre part les enfants aiment généralement qu'on les chatouille, demandent qu'on le fasse, et s'en font un jeu; ce qui nous donne immédiatement à penser que nous avons affaire ici à un ton de sentiment complexe, comme nous le ferait en effet supposer notre étude sur les sensations.
Il est, je crois, plausible de supposer qu'aucune des sensations comprises dans le chatouillement n'est purement agréable ou désagréable. Il semble avoir toujours un Ion de sentiment mixte, quelques-uns des éléments sensibles étant agréables, d'autres désagréables, quoique l'analyse soit peut-être impuissante à assigner aux différents éléments leurs tons respectifs.
En adoptant cette hypothèse, nous devons nous attendre à