Among Cannibals (1899), p
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sont, dit un voyageur, « remarquables par leur gaîté naturelle ; ce sont de joyeux gaillards, toujours à rire et à plaisanter, surtout pendant les aventures d'un voyagea » Au sujet des Tasmaniens on nous dit : « Cet aborigène qu'on méprise n'a pas un goût médiocre pour la plaisanterie )> -. De même les Insulaires du Sud du Pacifique « sont plus habitués à la plaisanterie, à la gaîté et à l'humour qu'aux paroles irritantes et aux reproches '■. De leur cùlé les natifs de Taïti « se plaisantent les uns les autres avec plus de liberté que les Européens » '*. De même les indigènes de Tonga ont « un sentiment très marqué du ridicule », qu'ils montrent dans les « relations ordinaires de la vie » '\ M. Ling Roth, écrivant sur les indigènes de Bornéo, parle « des plaisanteries et de la gaîté si chères au cœur de tout Kanowite » *''.
Dans d'autres régions aussi et parmi d'autres races, nous rencontrons la même exubérance de gaîté. Ceci est vrai des indigènes de l'Afrique lorsqu'ils ne sont pas gâtés par les Européens. « Les Cafres, dit un homme qui les a connus autrefois, étaient en général une race d'humeur joyeuse douée d'un goût très vif pour l'amusement et toujours disposée à se prêter à la plaisanterie » \ Des voyageurs qui ont visité la Côte d'Or ont trouvé que les indigènes étaient passionnés pour la plaisanterie et possédaient un sens très vif du comique*. Miss Kingsley, le fait est bien connu, trouva dans les naturels de l'Afrique Occidentale un peuple encore adonné à la gaîté et aux facéties. Elle m'écrit dans une de ses lettres : « Je regarde l'Africain de l'Ouest, quand on ne la pas gâté, comme le plus gai des êtres humains; et c'est pourquoi je trouve en lui un « compagnon extrêmement agréable ».
Cette exubérance de joie n'est pas le privilège exclusif des habitants des pays chauds. Nous en trouvons des exemples dans