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'S. EnfjUsh Cuinic Writers. Leçon l, « Wit and lluiuoiir ».
faux esprit, et bravement attaque les siècles pour en avoir maintenu la pratique *. En punition de ce mépris pour Ihumble calembour, le Dieu du rire l'aveugle sur la véritable nature de l'esprit, qui est essentiellement une forme du jeu intellectuel.
Comine^ l'indique Tétymologie du mot-, l'esprit est moins une faculté spéciale qui s'occupe d'une classe particulière de rapports, qu'une attitude ou une conduite générale de l'intelligence dans son ensemble. Il en montre l'allure la plus vive et la plus agile; il est caractérisé par la promptitude de l'intelligence, par sa vivacité de perception, son habileté à suivre jusqu'au bout les indications les plus fugitives de constrastes, d'analogies, de buts, de causes, de raisons, et de tout ce qui paraît se rattacher à une idée donnée. Comme tendance au divertissement, il aime une poursuite intellectuelle pour elle-même ; il se plaît aux transitions soudaines, aux détours inattendus, à tout le jeu de cache-cache des mots.
Selon cette façon de voir, l'esprit est un talent qui a été développé surtout par un exercice convenable d'une des fonctions principales de l'animal sociable, la conversation. Celle-ci a sa variété légère et divertissante, la causerie qui, lorsqu'elle atteint la perfection d'un art, devient une sorte de jeu. On se lance un sujet comme une balle, et chacun essaie de le relancer à son tour, sans le laisser tomber. Il peut y avoir une intention sérieuse, par exemple une demi-volonté d'éclairer le sujet ; mais l'intérêt principal est dans le jeu lui-même, dans le plaisir entraînant de faire un assaut intellectuel avec un digne adversaire.
Cependant la causerie, quoiqu'elle soit un jeu, est en général soutenue par des gens qui ne sont pas de simples joueurs. Comme nous l'avons vu, l'esprit de conversation se déploie