‹ Essai sur le rôle respectif de la déduction et de l’induction dans les principaux systèmes d’interprétation du droit civil françaisChapitre 4 sur 35 · AS · texte numérisé non relu

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laquelle est faite par des maîtres éminents, dont les travaux nous seront d'un grand secours, et auxquels nous nous permettrons de puiser largement. Nous voulons parler des ouvrages de M. le doyen Gény sur la Méthode d'interprétation et sources en Droit positif privé, et de ceux de M. Bonnecase sur L'Ecole de l'Exégèse et sur La Thémis, etc.

Notre but est plus modeste. Nous nous proposons seulement, à travers les principales écoles qui se font jour, de voir le rôle qu’y joue le raisonnement. Et comme celuici comporte deux opérations en sens inverse, la déduction et l'induction, et que la prédominance donnée à l’une ou à l’autre peut avoir une influence capitale sur l’orientation des méthodes, c’est, en définitive, l’histoire du rôle de la déduction et de l'induction que nous étudierons.

Notre travail comprendra ainsi deux parties, correspondant aux deux écoles d'interprétation juridique. Chaque partie se divisera elle-même en deux chapitres, consacrés : le premier, à l’exposition des principes; le second, à leur mise en application par l’un ou l’autre, ou les deux à la fois, de ces moyens de connaissance que sont la déduction et l'induction.

Avant d'entrer dans le sujet proprement dit, nous estimons qu'il est de bonne méthode de définir au préalable les deux termes qui reviendront constamment sous notre plume; tout cela, bien entendu, moins dans l'intérêt du lecteur, dont nous ne saurions mettre en doute les connaissances philosophiques, que dans le nôtre propre, afin d'avoir constamment sous les yeux, de manière aussi claire et distincte que possible, chacune de ces deux notions.

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