‹ Essai sur le sentiment esthétiqueChapitre 13 sur 75 · Cité par Bascb, op. cit · texte numérisé non relu

Cité par Bascb, op. cit

3. Le mysticisme de la beauté morale objectivement considérée comme type régulateur absolu du sentiment esthétique, et le mysticisme du jugement esthétique réfléchissant, devenus intuition spéciale.

présenter un grand nombre de remarquables analyses et d’aperçus intéressants auxquels les esthéticiens empruntèrent largement dans la suite, et, finalement, répétons-le, d'avoir proposé et défendu par la théorie de l’harmonie de l’imagination et de l’entendement, le principe d’une intellectualisation du sentiment esthétique, à l’encontre des plaisirs sensibles et du pur agrément. Dégagé des impedimenta et des exagérations dont l’encombrait son auteur, et alors très applicable à l’art et à lanature, la théorie intellectualiste nous apparaît comme l’explication suprême, comme le guide fidèle etsûr pour séparer le plaisir esthétique des moyens accessoires et sentiments dhrers qui l’encadrent, le stimulent et quelquefois l’étouffent de leur luxuriante et confuse végétation .

Quant au « concept mixte » d’une beauté absolue représentée par la perfection morale, d’un critérium de cet ordre érigé en norme du sentiment esthétique, bien qu’il ait des partisans1, on ne saurait l’admettre. La question est d’ailleurs plus générale et se poserait de la façon suivante. L’objectivation d’un beau absolu , quel qu’en soitl’aspect, est-elle possible P et, à défaut, existet-il un genre de beauté supérieur aux autres et critérium pour l’ appréciation des valeurs esthétiques ? pouvonsnous concevoir un idéal particulier dans telle ou telle direction déterminée P C’est par la réponse à ces questions que nous terminerons ce chapitre.

« L’idéal, dit Ricardou2, est la conception progressive sous une forme déterminée de la perfection que peut à un moment donné réaliser un objet. » Il doit être

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