‹ Essai sur le sentiment esthétiqueChapitre 28 sur 75 · V. chap. xi · texte numérisé non relu

V. chap. xi

3. Helmholtz, citépar Basch, op. cit. — Dépareilles théories ne peuvent être que favorablement accueillies par un public musicien. Il est doux, de penser qu’entre le boc et le dîner on découvre des vérités transcendantes et les lois cachées de l’univers.

tentation était grande d’enregistrer les formes élémentaires généralement agréables, et de poser ainsi les règles de Y esthétique d'en bas.

Fechner et Zeising organisèrent en ce sens une longue série d’expériences1. Ils s’elforçaient d’écarter, par la simplicité des exemples, toute appréciation utilitaire et d’éviter l'influence perturbatrice des éléments personnels. Des ellipses, des croix, des rectangles, des cartes à jouer, des livres de différents formats furent successivement présentés à un grand nombre de personnes. Les formes choisies étaient ensuite mesurées et l’on comparait pour chacune d’elles, les dimensions des côtés ; il en résulta un rapport à peu près constant,

dit esthétique, représenté par la formule -i- • — - — ou

par les fractions — > — » — » — » etc., etc. Ayant observé

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que ce rapport était identique à celui que la nature et les artistes adoptent de préférence dans leurs œuvres, les expérimentateurs le nommèrent « la section d'or ».

Celle-ci, disaient-ils, préside à titre de relation fondamentale (( à toutes les divisions delà forme humaine, à la constitution des animaux supérieurs, à la structure des plantes... aux proportions de l’art architechtonique2 et plastique reconnues les plus belles, aux accords les plus satisfaisants de l’harmonie musicale etc., etc. » Le rapport A est à B comme B est à (A -h- B) nous

1. Fechner, Zeizing, Lehman et Gohn, en Allemagne; Ilutchinson, Hogarth, etc..., en Angleterre, furent les inventeurs ou les protagonistes de la science nouvelle (V. L’Esthétique expérimentale, par Lalo. La plupart de nos renseignements sur le sujet sont empruntés à cet ouvrage).

2. En architecture le rapport de la section d’or est ignoré; les styles dorique, ionique et corinthien ne s’en inspirent à aucun degré. La musique ne connaît pas davantage la section d’or.

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