LES MOYENS ESTHÉTIQUES IO
montre, dit Zeising, le fini lié à l’infini ; voilà pourquoi la section d’or est l’essence du beau !
(( La symétrie, l’unité et la section d’or; cette trinité constitue le beau ; il n’y a pas à chercher au delà (Zeising)1. »
Le rêve s’est dissipé et ces glorieuses prétentions n’ont plus cours même en Allemagne ; ce qui n’a pas empêché des esthéticiens réputés d’interpréter métaphysiquement, de nos jours encore, le rapport de la section d’or2!
Il semble pourtant, à regarder froidement les choses, que s’il nous plaît de trouver certaines formes simples plus agréables que d’autres c’est (au même titre que les lignes, les couleurs et les sons) parce qu’elles sont physiologiquement agréables, flattent nos habitudes ou sollicitent l’imagination; elles plaisent en un mot au goût individuel variable et changeant. En fait dans le cas des rectangles de Fechner les préférences allèrent aux proportions communément visibles, dans les livres, les cartes à jouer, les enveloppes, les portes et fenêtres, les moellons, etc., toutes choses auxquelles l’œil est fait; plus tard, les expériences, en se généralisant et touchant à des sensations moins banales, ne donnèrent que des résultats contradictoires3 ; il n’en pouvait être autrement.
L’esthétique expérimentale eut-elle réussi comme