partie de Touvrage orîgtual et a tromper le lecteur. (Sait
(■} L'image de Boulo (la accompagnée du titre de ^r<in gljplie qui semble composé de deux arcs réuuis par un lien , et tournant en dedans leur convexité. II n'est donc pas certain que la (îgure 53 soit la représentation de cette déesse. lie n* 36 doit désiguer Heilh géoéralrice (Minerve).
(») L'auteur prend ici la figure de Ranphà (te Mars égjpiien) pour celle de Mendès. Ce damier, qui irest autre qu'Amon générateur, a pour emblème hiérn^lyplilque les deux sceptres afirouléa, une espèce d'euseigne et na épervier.
sont en général ceux qu'a donnés le D*" Young f") , et qui depuis ont été confirmés par mes propres observations.
Hermès (pi. III , I). — Son nom phonétique est écrit avec un arc supérieur de cercle au centre duquel se ti-ouve un autre arc plus petit et tourné en sens contraire , E , P, trois branches de dattier^ M, et le caractère ressemblant à Tanse dW pot , 2 (pi. III , I , Sg). J'ai trouvé ce nom à Eléthya , où différentes figures portent la dénomination àiécrwain , de prêtre d'Hermès , de même qu'il y en a qui sont désignées sous le nom d!* écrivain ^ de prêtre d^Amon et autres divinités. L'Hermès céleste , auquel je pense que ces dénominations s'appliquent, est représenté comme une figure de momie avec la tête humaine, renfermantlesnoms des quatre dieux sauveurs (*).
Tant ou Thoth (pi. HI , K), se montre sous la figure d'un homme à tête d'Ibis (pi . HI, K , 63), et , en hiéroglyphespurs , est désigné par le même oiseau debout sur une espèce de perche (pi. III , K , 63). A côté de ce symbole , on trouve ordinairement le nom phonétique du dieu^ composé de deux lignes horizontales parallèles T, T ou e, © (pi. III, K, 60), ou bien d'un demi-cerck^ T,
(*) Les désigaatioDS d^'Amon et dePhré proviennent de la mêiae source* (Sait).
(a) Le premier des trois hiéroglyphes de ce nom nVx prime pas les h-Ures e^r^ mais il est le signe de Tidée lune{^Ioh^ Ooh^ Aah) et par couséqueiit, au lieu A'^Hermès^ on doit lire Aahmos (Âmosis), nom d^uQ roi ou d^un simple particulier.
avec deux traits au-dessous , pour avertir qu'on doit dou-» bler la lettre, (pi. UI K, 61 ).
Osiris (pi. III , L). — Ses figures et emblèmes sont bien connus. Il est désigné par un œil et une chaise, comme Isis l'est par la chaise, un demi-cercle et un œuf (pi. III, M), et la déesse qu'on suppose être Neplité, par une espèce de coupe , ayant la partie convexe en bas , et reposant sur un piédestalcarré, le tout accompagné des deux derniers caractères du nom d'Isis . On voit à Philae la figure d'une déesse portant un diadème de plumes (') j d'après les caractères phonétiques qui l'accompagnent ^ on pourrait la prendre pour Nephté : ils sont composés d'un bras, A , de la ligne brisée , N , du carré , * , du de* mi-cercle , , et d'une figure accroupie, E , lesquelles se lisent: ANE*0E (pi. III, N) (»). Horus est désigné par un épervier ou par la figure d'un enfant montrant ses lèvres de la main (pi. III, O) (^). Les images de ces
(*) Dans une inscription grecque volîve , copiée par M. Bankea 4ans le temple voisin d^Esné, la déesse Nephté semble être désignéq sous le nom de AOv^vôé. (Bankes\
(>) Ce nom doit être celui de )a déesse Anouk (laVesta égyp-« tienne), mais un signe a été mal copié^ à la place du carré, p^ il faudrait un quart de cercle , k.
Q) Horus et Harpocrate ne font qu'un. Pline, dans son chapitre concernant les usages auxquels Tor est employé, nous dit: jam vero ttiam Harpocratem statuasque Mgjrptiorum numinum in dîgilis vin quoque portare incipiunt. Quelques-unes des pelite9 Çgures d''or dont il est ici question ont été trouvées. M. Baiàkes en possède une dans sa coiicciioa. (Batikes).
divinités sont si communes , qu^il serait superflu de s^en occuper davantage.
Ânubis (pL ni^ P) j dieu à tête de renard (commu-* nément pris à tort pour celle dW chien) , est désigne en hiéroglyphes par la figure du même animal. Une plume, A, la ligne brisée, N, et un carré, $, expri-> ment fréquemment son nom phonétique ; et en deux endroits devait caisse de momie qui m^appartient , il est appelé Jils iTIsis (pi. III, P, 78 , 74). Cette circonstance me surprit', car Ânubis avait Nephté pour mère^ mais la difficulté disparut quand en lisant Plutar^ que j^appris que, selon le très- accommodant système des Egyptiens, ce dieu était aussi considéré comme fils dlsis.
Le nom de Seth ou Sothis (pL III, Q) est firéquent} mais en général il accompagne celui d^Isis, si bien que je ne saurais dire sous quelle image hiéroglyphique cette divinité était représentée. Ses hiéroglyphes phonétiques se composent d'une étoile , 2 , du demi-cercle, , et d'un œuf, 2 ; ou bien du caractère semblable à Panse d'un pot , 2 , du demi-cercle et de Pœuf 5 ou encore d'une étoile , du demi-cercle et d'un serpent.
Sérapi (pK UI, R). — Ce nom intéressant , qui accompagne une espèce de roue hydraulique , fut trouvé à Edfou. U est écrit avec une étoile, 2, une figure accroupie , A, les deux lignes convexes assemblées à leurs extrémités , P, un carré , Il , et un bras , I .
La Divinité ou le Génie du Nil (pi. III, S, 82), dont je
ne connais pas le nom égyptien , est gencralemen t rcpr^ sentéepar une figure hermaphrodite d'une couleur fonce'e , portantsur la te te un bouquet de lotus et versant Peau d'un vase. Son emblème hiéroglyphique se compose de trois vases (') de même forme que celui-ci. La figure accroupie que je donne de cette divinité (pi. 111,8, 81) a été copiée à Philœ, d'après un morceau de sculpture trcs-corieux. Elle est entourée d'un serpent, que des rochers de granit environnent en dessous et en arrière. Le Pfil semble avoir été adoré seulement à Hajiar-Silsilif oïl, sous la figure ci-dessus mentionnée, il reçoit l'offrande d'un roi. II y a aussi, sur le rocher adjacent, une courte inscription votive en grec , adressée à la même divinité.
La dernièrefiguredontjem'occuperai est celle de TEsculape égyptien (pi. III, T}. Je la découvris le premier sur la façade d'un petit temple que je fis di'biayer lors de mon dernier voyage à Tbèbes , et elle fut clairement reconnue pour correspondre avec l'Elsculape mentionné dans une inscription grecque gravée sur la corniche du même fronton. Cette inscription est ainsi conçue : ^ctmhhi; n.T<^£}uxtoç xcù 'BoojiXta^t'X KX^oitarpa Ôéo! tiritpavïç Ttati UraXefjjxtoi; h yt^ AncAïiiriM!. La figure estpartout accompagnée d'une plume (quelquefois de deux) , d'une ligne verticale avec une soite de mu grec en hiiut
(') Cet liiéroglyphe est donné correctement par Horapolloi
(pi. m, T, 83), dW rouleau de papyrus et du demi— cercle accompagné du carré ^ caractères que je notai dans ce temps comme désignant ses noms , et que je retrouvai ensuite dans le même ordre sur divers temples oii la même figure est sculptée. Ces signes forment phonétiquement le nom de IMOY0$ ( le dernier caractère est peut-être une terminaison explétive dans AMENOe* et 2ABAKO0*) , que je trouve avoir été le nom égyptien d'Esculape , ainsi que le confirme cette inscription d^un papyrus égyptien dont je suis possesseur : ATxXYi'rtto^ o IdTfv I(xoy9o\i xji^ Hcparorov- H est intéressant d'observer que le même dieu est appelé fils chéri de Phtàh dans les hiéroglyphes qui accompagnent Pinscription grecque du petit temple. L'inscription hiéroglyphique correspond d'ailleurs au texte grec, puisqu'elle renferme deux cartouches contenant les noms de Ptolémée et de Cléopâtre, dédicateurs du temple d'Imouth«
Au moyen des figures et des désignations hiéroglyphiques des différentes divinités ci-dessus indiquées, je suis parvenu à déchiffrer les noms suivants des anciens rois ou Pharaons d'Egypte , que j'offre à l'examen de mon collaborateur. J'en ai formé une sorte de table chronologique renfermant les noms de ces princes, d'après la liste de Manéthon , et indiquant en lettres grecques , vis-à-vis chacun , la manière dont il est ex« primé en hiéroglyphes phonétiques.
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