NOMS DE REINES. CARACTÈRES PHONÉTIQUES
^,v«A/v«.%%/» ; *• ^^^ LE5QUEL8 ILS SOHT EXPRIMÉS.
Isis-si-Athtir 12122'AeYP ("pi. IV, 47 ) (•)•
Remésé-Athur, (femme ) PEME2E2 AeYPP (pi. IV,
d'Aménoth). S ^6) Q).
Tasira-Mérûn (voyez U ) TA2IPAMEPrN(pl. IV , 5o)
nom d« rayant-dernier roi ^ •^n cité). S w*
Q) Même npm que celui iDdiqué dans la note précédente.
(*) Ce cartouche doit se lire: La royale épouse Isisy déesse hienfesante\ il appartient soit à une reine, soit à la déesse ) épouse d^Osiris. 4 .
0) Nom de la femme d^ Amosis, chef de la 1 8* dy oasu'c, Jahmos-^ * ^ ' Nané'Atari.
(4) î^om de la femme de Ramsès-le-Grand | la servant^ de Neùh , la bien/esante An.
P'HONÉTIQtJEi^ 53
Tamé TAME2IPA(pl. IV, 5i ) (').
Tasaate TA2AATE ( pi. IV, 48) (")•
Tééthothe TEE0O0E (pi. IV, 49) O*
Amon-Mééthe AMYNMEETE (pi. IV, 45) (^).:
Retournant aux noms des rois , je remarquerai que Pun des plus intéressants est celui de Ramesès-Hioutmosis , qui , suivant le te'moîgnage des meilleurs chronologîstes , fut à peu près contemporain de Moïse. Le beau temple d^Amada , en Nubie 5 la tablette de granit placée devant le sphinx^ le sanctuaire de granit à Kamac ^ un petit propylon également de granit , construit à Goumoû 5. Fobélisque d'Alexandrie, et autres monuments magnifiques , attestent la splendeur de son règne ^ et il est curieux d'observer qu'il n'y a dans toute ^Egypte ou la Nubie aucune trace d'édifice ruiné de plus ancienne date.
Les noms importants que je considère comme claire-»
(') Légende funéraire de VOsîrienne^ royale épouse^ puissanf^ dominatrice du monde ^ Taousiré.
(*) M. Chanipollion lit ce nom Taschdn»
(^) Cartouche de la reine Tdia^ femme d^Aménophis IL
".? (*;*Qfrtouclie d'une reine jémonmai^ le caractère T ne devant p3l se lire, attendu qu'il est ici une marque de genre.
ment établis, sont ceux de Ramésès-mi-Amon ^ ou Amon-mi-Rame'sès(*), et d'Amenoph, son fils, appelé à tort Memnon (■) par les Romains. La majeure partie des plus anciens monuments existants furent construits par ces deux souverains , et les tombeaux de Biban-el-Molouk , semblent avoir exclusivement appartenu à leur famille. Les années de leur règne formèrent la plus brillante période de la monarchie égyptienne. Un grand quartier de Thèbes était désigné par le nom d'Amenoph, et ce prince, comme Fattestent plusieurs inscriptions , fut placé au rang des dieux su* périeurs: de tels faits démontrent assez combien les Égyptiens estimèrent ses hautes qualités et ses vertus* Remarquons que tous les temples où se trouvent les noms de ces rois, ou bien le nom de Ramésès - Tho\it-« mosis , présentent dans le style soigné , grand et caractéristique de leur architecture, la preuve certaine de
(i) II eut probablement pour aïeux ceux de la famille qui suc^ comba au siège de Troie. Les Romains furent fiers d^assurcr qu^nn grand roi, qu^iin héros tel qn^Amenoph , combattit à ebié de leur ancêtre Enée; mais il est certain que cette prétention était sana fba- , dément réel , si quelque foi doit être ajoutée à la date du siège de Troie, qui estd^enyiron deax cents ans postérieur aa^ règne de ce souverain. (Sait).
(2) J^ai trouvé à Thèbes une inscription exprimant It^^llftff^^ d^une personne pour Memnon, quelle appelle aussi Améuojh^ w' € 6 Qthç r£ûv 0(cav irpcoToiy >• (Salt^* ^t
leur antiquité. Les ruines d^samboul, de Kamac, de Médinet-Abou et du Memnonium, sont de beaux exemples de la perfection à laquelle Tarchitecture égyptienne était arrivée. Cet art florissait , aussi loin que je puis découvrir, au règne de Psammétique , et doit probablement s^être soutenu dans sa perfection jusqu'à l'époque d'Amosis et de l'invasion destructive des Per-« sans. Parmi les ornements les plus caractéristiques de ces anciens édifices , on distingue les belles scènes de combats (') représentées sur leurs murs ^ dans lesquelles se font remarquer une liberté de main et ime hardiesse de dessin qui ne peuvent donner qu'une idée avantageuse du progrès des Egyptiens dans l'art de la sculpture- En terminant cet essai , je crois pouvoir avancer que les hiéroglyphes phonétiques , ayant été employés dans la période la plus reculée de la monarchie égyptienne ^
(t) On n^a encore publié en Europe aucun dessin qui puisse donner une juste idée de leur mérite. Je ne prétends nullement comparer Fart grec avec celui des Égyptiens \ mais je suis très-convaincu que la Grèce reçut d^abord les arts deTÉgypte) probable* ment vers le temps de Tinvasion de ce dernier pays par les Perses , lorsque les meilleurs ouvriers s^enfuirent ou furent transportés dans d^autres contrées. L^art égyptien avait précisément le genre de mérite propre à former un bon style chez des hommes aussi bien organisés que les Grecs , et dont le génie ^ exempt d^entra ves , n^élaic pas forcé de revêtir ses productions de formes convenlionuelies inaltérables. (Sait).
on a dû s'eti servir pour écrire d'autres noms que ceux des lieux , des rois ou des divinités. Deux articles démons-' tratifs^ûf, ta^ Pun masculin^ Tautre féminin, les monosyllabes en (de) et mi (appartenant à, ou chéri de) ont déjà été découverts 5 et je n'hésite pas à dire qu'avec une connaissance approfondie de la langue Copte (1) et une étude assidue de cette matière, faite en Egypte, on parviendrait en peu de temps à déchiffrer des inscriptions entières. Partout, je pense, on rencontrera les véritables hiéroglyphes et les caractères phonétiques mêlés ensemble , comme dans les cartouches des Ptolémées et des empereurs romains. De là résultera la nécessité d'une double étude ^ dans laquelle on ne pourra avancer qu'à force de travail et de patience. Quant à moi , le bonheur que j'ai eu de reconnaître sans aucun doute , en caractères phonétiques , les noms de Thoutmosis , d'Aménoth , de Psammétique , de Sabaco et celui de Tirhakah, roi d'Ethiopie, contemporain disaïe le prophète, et mentionné par ce dernier 5 ce bonheur, dis-je, me dédommage du temps que j'ai employé à ce$ recherches. Peut-être, d'ailleurs , serviront-elles à convaincre les voyageurs futurs qu'il n'y a rien dans les restes de l'antiquité qui soit indigne de leur attention j car bien qu'au moment oii l'on copie des caractères
(i) M. Batikes assure que la langue des Barabers, parlée en Nubie^ est identique avec TandeQ Copie. (Buiikcs).
inconnus et des inscriptions mutilées , il semble qu'on ne doive attendre aucun résultat d'une telle entreprise 5 on ne sait pas jusqu'à quelles importantes conséquences elle peut conduire.