CLINIQUE
L'étude clinique de l’action des médicaments de la série sulfamidée a donné des résultats intéressants, parfois remarquables ; mais tirer de cas isolés une conclusion générale sur l'efficacité d’une méthode curative dans la fièvre ondulante est impossible, ou nécessite, en tous cas, certaines conditions critiques souvent difficiles à réaliser. Avant d'affirmer l’efficacité d’une thérapeutique, il faut tenir compte de la possibilité de guérison spontanée dans un délai assez bref.
À elle seule, la grande variété clinique et évolutive présentée par les brucelloses obligerait à une certaine prudence dans lappréciation des résultats obtenus dans une maladie qui guérit bien souvent spontanément. Nous laissons évidemment de côté les brucelloses inapparentes seulement identifiées par une réaction allergique positive à l’antigène brucellique.
= Il existe des formes ambulatoires ou fébriles de très courte durée dont la guérison au moins apparente est spontanée, mais dont l'intérêt réside dans
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la possibilité d'incidents pathologiques à la suite d'un réveil plus ou moins marqué de l'infection devenue chronique, mais restée latente. Ces cas ne relèveraient pas moins d’une thérapeutique active, précoce ; mais celle-ci ne saurait en général être qu'une médication anti-infectieuse générale appliquée systématiquement sur une maladie pratique-
ment impossible à identifier. Il est donc, malgré la fréquence de ces formes (elle atteindrait dans le midi de la France 1/3 des infections apparentes) impossi-
ble de les faire entrer dans le cadre de cette étude.
La partie la plus importante est formée de malades présentant à des degrés divers le tableau classique de la fièvre ondulante (sueurs, algies, etc...) qui se prolonge des semaines, des mois. Les malades, après un temps plus ou moins long, des souffrances plus ou moins vives, une atteinte plus ou moins grande de l’état général, finissent par guérir. Mais ils sont, plus que les premiers, sujets aux re- a. chutes, aux complications. Au cours de la maladie et « à propos » d'une intervention thérapeutique, ils peuvent avoir la chance de voir disparaître les signes cliniques, leur température revenir à la nor- F1 de Le es
Une dernière partie des malades présente des for-.
2 | mes graves, soit aiguës, malignes, soit surtout des formes graves prolongées, résistantes, qui aboutis- ee sent en général à la cachexie mélitococcique. C'est parmi celles-ci que l’on constate une mortalité qui
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se être dans certains cas de 6% (Ardèche) et même 10 % (Drôme).
= que si la fièvre ondulante due au Br. abortus semble souvent moins grave que l'infection à Br. melitensis, elle présente aussi des formes prolongées, des formes sévères, des formes mortelles.
Il a été publié de nombreuses observations de brucellose traitée par les sulfamides ; il nous semble intéressant d'en rapporter ici brièvement quelquesunes.