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quinine. Le 26 décembre, alors que la veille la temp. 38,2 on commence à donner à la malade du Dagénan à la dose de 2 gr. en 4 fois, puis 3 gr. par jour. La température, à dater de ce jour, ne remonte plus qu’à 37,5 le soir, descendant le matin à 37°. La prise du médicament est prolongée pendant 2 semaines à doses décroissantes, le 12 janvier, on cesse tout traitement, alors que la temp. dès le deuxième jour du “traitement est revenue sensiblement à la normale.
Pendant tout le traitement, état nauséeux, asthénie accrue, ne cédant qu'avec une diminution de la dose.
En somme, cette malade a présenté une fièvre ondulante typique.
A deux reprises notre ui a reçu des dérivés sulfamidés par la bouche.
Le Rubiazol a eu une influence assez nette, mais passagère, et insuffisante. |
L'administration du Dagénan a été suivie | la guésison définitive. |
S'agit-il d'une coïncidence ? Mu ne le croyons . pas. ES A ces observations originales, nous ajoutons quelques autres qui nous semblent intéressantes pour des raisons diverses Dee
OBSERVATION V (r ne) PRES | (Bérnoux, GOURDON et Rocnepix) __ Le malade, âgé de 33 ans, rentre à l'hôpital pour une hyperthermie datant de 10 jours, le 7 décembre
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Les troubles actuels ont débuté par une céphalée, des sueurs abondantes, des frissons fréquents, une température qui dépasse régulièrement 89°. L'examen révèle seulement une splénomégalie modérée. Le séro-diagnostic de Vidal est négatif, l’intradermo-réaction à la mélitine est négative, mais le sérodiagnostic au brucella melitensis est positif au 1/1200.
Une hémoculture donne, au septième jour, un germe ne prenant pas le Gram, ayant la morphologie du Brucella melitensis. Ce germe est identifié par le professeur LiSBONNE.
Le 8 novembre 1935, on commence un traitement par la septicémie, continué pendant 10 jours sans résultats appréciables : la température, qui était tombée à 37°, reprend sa marche ascendante. L’intradermo-réaction à la mélitine est devenue positive.
| Le 26 décembre 1935, on institue un traitement : par le rubiazol aux doses quotidiennes suivantes : : quatre comprimés de 0 gr. 25 per os et 20 cc. d’une solution à 0 gr. 25 p. 100 par voie intraveineuse.
Le 10 janvier 1936, la température s’est abaissée à 38°, l’état général du malade est meilleur. On pratique une deuxième hémoculture, après repiquage sur | gélose, présence de brucella melitensis.
: On augmente la dose quotidienne du médicament qui est portée à six comprimés per os et 20 cc. intrapi veineux, le traitement sera continué jusqu’ à Ja sortie ; ee du malade. | Le + EE -. Le 21 janvier 1936, Le Le se sentant bien, a fs
température étant sensiblement normale, on refait une troisième hémoculture qui après repiquage sur gélose se montre toujours positive.
Le 25 janvier 1936, le malade se considérant guéri sort sur sa demande, il est très amélioré mais conserve des germes vivants dans le sang. Il reste porteur de germes, malgré un traitement quotidien de Rubiazol 30 jours, ayant absorbé 168 comprimés de 0 gr. 25, soit 42 gr. et reçu par voie intraveineuse 600 cc. d'une solution à 0 gr. 25 p. 100 de ce produit.
À aucun moment il n y a eu intolérance, les urines légèrement colorées en jaune rouge sont toujours
restées normales.
En somme : Mélitococcie traitée par le chlorhydrate de sulfamido-chrysoïdine. Amélioration clinique. Persistance des germes dans le sang.
OBSERVATION VI (mêmes auteurs)
Le malade, âgé de 27 ans, travaillant comme ou-
vrier agricole dans les environs de Grenoble, entre
dans le service le 18 juillet 1937 pour un état fébrile datant de 2 mois. Il s’agit d’une hyperthermie importante dépassant 40 au début de juillet. Dans la ferme où il travaille, plusieurs vaches ont présenté
des avortements et les deux fils du fermier ont été
atteints de fièvre ondulante authentifiée.
A noter que dans cette ferme il n’y a ni chèvre, ni mouton,
PET Fr. EE
À l'entrée dans le service, le 18 juillet 1937, le malade est asthénique, amaigri, il se plaint de sueurs nocturnes abondantes et présente une température à 38°5. L'examen montre une splénomégalie importante, le bord inférieur de la rate étant palpable dans les grandes inspirations. Par ailleurs, il est totalement négatif.
Le 20 juillet, le séro-diagnostic est négatif au bacille d'Eberth au Para A et au Para B ; il est positif au 1/1000 au Brucella melitensis. |
L'hémoculture en bouillon ordinaire donne une culture abondante de microcoques ayant la morpho-
logie de Brucella. Ces microcoques sont fortement agglutinés au 1/1500 par le sérum expérimental anti-
melitensis.
Le 22 juillet, intradermo- réaction à la mélitine pe
sitive.
Le 24 juillet, on commence un traitement parles dérivés sulfamidés non azoïques. L'hyperthermie très
intense présentée par le sujet pendant les deux mois
qui précédèrent son entrée à l'hôpital, sa splénomé-
galie importante, son mauvais état général nous faisant prévoir une forme sévère de la maladie, nous donnons chaque jour 4 comprimés de 0 gr. 50 de septazine et nous pratiquons en plus quotidiennement une injection intraveineuse de 20 cc. d’une so-
lution à 6 p. 100 de soluseptazine. Ce traitement est. continué aux mêmes doses jusqu'au 20 aoû ût. A cette 2
date, la température étant normale depuis plusieurs. Re jours, on supprime F us intraveineuse ur ne.
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conserver que les quatre comprimés per os qui seront continués jusqu'à la sortie du malade, le 4 septembre: 1987
En résumé, 27 injections intraveineuses ont été pratiquées, ce malade a reçu 32 gr. 4 de soluseptazine et absorbé 164 comprimés de 0 gr. 50 de septazine, soit 82 or. de 46 R. P. en 41 jours. Le résultat de cette thérapeutique était des plus satisfaisants Au point de vue clinique, la température qui était dans une phase de sédation au moment où le traitement fut institué n’a jamais dépassé 38° par la suite, et l’état général s’est rapidement amélioré ainsi que la splénomégalie.
Il en fut de même au point de vue bactériologi-
que, le 23 août, après un mois de traitement, une deuxième hémoculture reste stérile malgré de nom-
breux repiquages.
Au départ du malade, le 4 septembre 1937, une troisième hémoculture faite dans les mêmes conditions reste également stérile.
En somme : fièvre ondulante guérie cliniquement et bactériologiquement (au moins en apparence) par
l'emploi des dérivés sulfamidés non azoïques.
OBSERVATION VII (AÿLzwiIN RIpCHARDSON)
.- La maladie a débuté brusquement, chez un homme de 46 ans, par une fièvre élevée, des frissons, des
sueurs profuses. Après une semaine de maladie,
l'état général du patient était sérieusement’ altéré.