CONDUITE DU TRAITEMENT
Pour établir la dose à administrer au malade, on. devra tenir compte de divers facteurs : âge et poids du malade, tares antérieures, gravité du cas, date de début de la maladie. D'une façon générale, il semble bien que le traitement doive être aussi précoce que possible, qu'il soit nécessaire d'employer
des doses assez fortes au moins au début, même dans
les formes bénignes.
Nous n'oublierons pas dans la détermination de la dose que si les effets nocifs du médicament varient essentiellement avec l'individu, on a pu dans des cas graves donner des doses très fortes sans inconvénients.
Le médicament sera pris le plus communément
par la voie buccale par doses fractionnées — le
moment de la prise par rapport au repas paraît sans importance : 4 fois par jour par exemple. On con-
naît, en effet, l'absorption, la diffusion rapide du
sulfamide qui atteint son maximum en 3 à 4 heures — d'autre part l'intérêt qu'il y a à maintenir une concentration maxima, aussi constante que possi-
ble. La voie parentérale ne semble donc indiquée dans la fièvre ondulante que comme accessoire dans des cas où la tolérance gastrique ne permet pas d’atteindre une dose suffisante. Elle a donné dans certains cas d'excellents résultats comme adjuvant (Béraoux-RicHArpsow) seule, elle semble insuffi-
sante.
On administrera donc au début de 3 à 5 gr. par jour, en 4 fois, de 1162F ou de 693 par exemple, en surveillant la tolérance par l'organisme. Certains dérivés moins toxiques ont également donné de bons résultats malgré leur activité moindre. On diminuera la dose dès qu'on aura la certitude de l’effi- cacité de la médication. Au-delà d’une dizaine de jours, il semble inutile de la continuer si l’on n’a pas obtenu de résultats satisfaisants. Lorsque la guérison est ‘assurée, il est indiqué de continuer pendant une vingtaine de jours l'administration de doses faibles : 1 à 2 gr., et même, après guérison semblant définitive, pendant une dizaine de jours au début des deux mois qui suivent, de faire une nouvelle cure, dans le but d'éviter les rechutes, Le traitement ne devra être prolongé qu’en surveillant de près l’état du sang (formule leucocytaire) et les fonctions rénales. a
Le malade sera surveillé quotidiennent ; si l'on craint des accidents, il recevra des boissons abon-
dantes. : | | .
Il faudra surtout tenir le plus grand compte des : À