‹ Essai sur le traitement des ulcères gastro-duodénaux par certaines méthodes d'organothérapieChapitre 11 sur 20 · AE ME · texte numérisé non relu

AE ME

continue au début, puis séparée par des phases d’atonie : lutte de l'estomac contre l'obstacle pylorique.

Traitement : régime de l’ulcère + 18 injections d’angioxyl.

Dès la cinquième injection, disparition des douleurs, réapparition de l’appétit, amélioration de l’état général.

OBSERVATION II. — Ulcère pylorique

Le 24 novembre 1931. M. S.., 47 ans, charpentier, souffre depuis deux ans de douleur épigastrique, survenant deux heures après les repas, avec irradiation dans le dos, calmée par l’ingestion, même la nuit. Constipation. Bon appétit. À eu des nausées avec vomissements aqueux. Maigri de 12 kilos.

À un fils atteint de mal de Pott.

Examen somatique : Cœlialgie nette. Pas de liquide de stase. Insuffisance mitrale.

Radioscopie : cœur et poumons normaux. Estomac non ptosé ; hyperkinésie intermittente, pas de déformation, évacuation totale en une heure et demie.

Graphie, le 24 août 1931 : Bulbe duodénal allongé en fer de lance.

Traitement : régime des ulcères + ampoules d’angioxyl.

Le ?9 avril 1932. Va très bien ; a grossi de 5 kilos.

Radioscopie : même image ; il n’y a plus d’hyperkinésie

‘OBSERVATION III. — Ulcus de la petite courbure

Le 28 mai 1932. M. C.., Henri, 51 ans, marchand de place ; souffre depuis cinq mois de douleur épigastrique et rétrosternale, irradiée dans le dos et les bras, calmée par l’ingestion. Vomissements aqueux et alimentaires (trois à quatre heures après ingestion). Constipation, amaigrissement de 4 kilos. A eu en trois jours deux crises de douleur épigastrique violente avec irradiation dans les bases pulmonaires et le dos. Vomissements aqueux.

DS dre

Avant la guerre, a eu une période douloureuse de quinze à vingt jours, mais moins forte. Rien pendant la guerre. Après l'armistice, nouvelles périodes douloureuses de quinze à vingt jours, séparées par des périodes indolores d’un à deux ans.

Examen somatique : aérogastrie.

Radioscopie : Cœur et poumons normaux. Estomac un peu ptosé, hyperkinésie intermittente, niche de la petite courbure, très douloureuse, aérogastrie et aérocolie importantes, évacuation totale en deux heures trente, persistance de la niche de Haudeck.

Traitement : régime des ulcères + angioxyl.

Le 17 juin 1932. Plus de douleurs à partir de la huitième piqûre. À été constipé au début du traitement, puis selles régulières, a reçu dix piqûres, cœlialgie faible.

Le 8 juillet 1932. A reçu vingt injections d’angioxyl, va bien, a grossi de ? kilos.

Le 26 août 1932. Graphie, la niche a disparu, évacuation totale en une heure.

Le ?28 octobre 1932. Va toujours très bien.

OBSERVATION IV. — Uïlcus de la petite courbure

Le 12 janvier 1932. Mme B..., Marie, 59 ans, sans profession, a eu au cours de la guerre une crise douloureuse epigastrique, avec vomissements incoercibles, ayant duré deux mois et demi, avait maigri beaucoup.

Nouvelle crise en 1927. Puis accalmie.

Reprise il y a deux mois. Douleur vive, précoce. Vomissements aqueux et alimentaires.

Examen somatique : cœlialgie très prononcée.

Radioscopie : cœur et poumons normaux. Estomac présente un diverticule sur la petite courbure et un rétrécissement médio-gastrique. Hyperkinésie. Evacuation totale en une heure.

Traitement : régime des ulcères + angioxyl.

Le 8 février 1932. A reçu seize injections d’angioxyl ; dès la neuvième piqûre, cessation absolue des douleurs, mange bien, plus de nausées, ni de vomissements.

Le 16 février 1932, plus de douleur, mais constipation opiniâtre.

Graphie : disparition de la niche de Haudeck, mais mauvais remplissage à sa place (néo ?).

Le 2 avril, plus de douleurs, mange bien, a grossi.

Graphie : aucune image anormale. Evacuation en deux heures quarante cinq.

OBSERVATION V. —— Ulcus duodénal

Le 23 février 1931. Mlle V..., Marguerite, 29 ans, couturière, souffre depuis un an de douleur épigastrique, survenant deux à trois heures après les repas, avec irradiation dans le dos. Gonflement épigastrique. Renvois fréquents, bon appétit, selles régulières, pas d’amaigrissement. Douleur, même couchée.

Examen somatique : cœlialgie vive. 8

Radioscopie : cœur et poumons normaux. Estomac ptosé. Hyperkynésie. Bulbe et pylore très douloureux, bulbe en Zig-Zag, évacuation totale en une heure trente.

Traitement : régime + angioxyl.

Le 27 mars 1931. À eu dix-huit piqûres d’angioxyl, souffre beaucoup moins, selles régulières, douleur tous les deux ou trois jours, moins intense et moins longue, cœlialgie plus faible.

Le 2 mai 1931. Douleur épigastrique irradiée dans le dos, sans nausées ni vomissements, par crises de trente à soixante minutes ; pendant les cinq jours qui précèdent les règles, cœlialgie vive.

Le 13 juin 1931. Plus de douleurs depuis trois semaines. A reçu quarante-huit piqûres d’angioxyl.

Le 25 juillet 1931. Depuis le 14 juillet, reprise des douleurs épigastriques, une ou deux heures après les repas, calmées par l’ingestion, cœlialgie vive.

Le 28 août 1931. Souffre beaucoup moins, bon appétit. Cælialgie nette.

Le 16 novembre 1931. A reçu soixante-dix angioxyl, encore ceælialgie nette.

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