‹ Essai sur le traitement des ulcères gastro-duodénaux par certaines méthodes d'organothérapieChapitre 18 sur 20 · AS · texte numérisé non relu

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Il est certain qu’un grand nombre d’ulcéreux guérissent spontanément sans médication aucune, ni régime spécial ; il est arrivé également que les signes radiologiques s’atténuent ou disparaissent à la fin d’une poussée ulcéreuse, quelque soit le traitement employé, et même si aucun traitement ne l’a été ; il est indéniable encore que les périodes d’accalmie peuvent être, sans l’intervention d'aucune thérapeutique, de cinq, dix et douze ans, et l’on ne peut cacher que des malades qui furent traités par l’organothérapie récidivent moins de six mois parfois après le début de la cure.

Mais on est obligé également d'admettre que les méthodes d’organothérapie agissent électivement sur la douleur, et ce ne peut être une simple coïncidence que des centaines de malades soignés par ces méthodes aient vu, à quelque période de la poussée ulcéreuse, qu’ait commencé la cure, toute douleur disparaître, entre la troisième et la huitième injection.

Il est certain de même que l’état général s’améliore plus rapidement chez les malades qui bénéficient de l’organothérapie : reprise du poids, renaissance de l’appétit, euphorie, tels sont les phénomènes habituellement constatés.

Et ne peut-on pas se demander si cette action uniforme quel qu’ait été l'extrait employé, n'est pas due à un principe commun ?

Or, Weiss et Aron ont établi expérimentalement que les ulcères digestifs chez les chiens soumis à une dérivation duodénale étaient dus à une carence en acides aminés. Les résultats qu’ils ont obtenus chez des malades

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