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ulcéreux, par les injections d’un mélange tryptophanehistidine ou d’histidine seule sont en tous points comparables à ceux que donnent les extraits d'organes et le sang.
Nous mêmes avons obtenu avec l'extrait pancréatique désinsuliné et avec l’histidine des résultats identiques.
D'autre part, tous les produits employés : insuline, angioxyl, parathyroïde, post-hypophyse, sang des transfusions, pepsine, renferment les uns et les autres des acides aminés à titie plus ou moins dégradé et en proportion variable, suivant le procédé de fabrication.
N’est-on pas alors en droit de supposer, comme le faisait déjà le docteur À. Bernard, dans le numéro du 3 décembre 1933, du Journal des Sciences Médicales, que les extraits d'organes agissent par les acides aminés qu’ils contiennent ?
Mais, dans ce cas, 1l faudrait que les injections faites soient suffisamment importantes, car on ne voit pas bien comment les acides aminés contenus dans 1/4, 1/2, 1 centimètre cube de solution de pepsine, par exemple, ou les 2 ou 3/108 de cmc. d’une solution d’acides aminés à 40 % pourraient remédier à une carence assez poussée pour engendrer la diathèse ulcérative.
Cette hypothèse, si elle venait à être prouvée unifierait la thérapeutique nouvelle des ulcus gastro-duodénaux et permettrait d'avancer plus sûrement dans la recherche de leur pathogénie.
Il est un autre point encore qui semble curieux à un certain nombre d'auteurs, et pour lequel nous proposons une explication : c’est la discordance entre l’amélioration
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de l’état général et le taux de l’acidité gastrique ; tandis que les douleurs disparaissent, que le poids remonte, le taux de l’acidité ne varie pas, et parfois même augmente.
Est-ce donc là un fait tellement paradoxal ? On sait, en effet, que si l’hyperchlorhydrie accompagne souvent l’ulcère gastro-duodénal, on ne peut dire que tous deux fassent partie du même syndrome et que l’on ne puisse rencontrer l’un sans l’autre ; on connaît en effet des ulcérations avec chimisme normal et même avec hypochlorhydrie ou achlorhydrie.
Quoi d’étonnant alors à ce que l’ulcus et l’hyperchlorhydrie évoluent séparément ; l’ulcus peut être amélioré ou même guéri sans que l’hyperchlorhydfrie soit aucunement influencée.
Et chez un ulcéreux dont l’état général était grandement atteint, chez lequel par conséquent la fonction gastrique était affaiblie comme l'organisme tout entier, est-il anormal de voir l’amélioration de l’état général correspondre avec le relèvement de la fonction gastrique et l'élévation du taux de l'acidité ?
Ce sont des cas de ce genre que le docteur H. Bon range dans son ouvrage L'emploi clinique du chimisme gastrique après repas d'Evald, sous la dénomination d’« Hyperchlorhydrie relative ».
Ce groupe, dit-il, qui simule faussement une chlorhydrie normale ou une hypochlorhydrie, « est caractérisé par un acide chlorhydrique libre (H) normal ou augmenté, alors que le chlore total (T) est diminué ».
Et plus loin, il ajoute :
« Le cas le plus fréquent sera celui d’un état général
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défectueux, par exemple des prétuberculoses, des amaigrissements importants, des anémies notables dues à de l’urémie, à des néos utérins. Dans de telles affections, on verra souvent le relèvement de l’état général mettre en évidence une vraie hyperpepsie chlorhydrique, dont seule la déchéance organique avait amoïindri les éléments. »
Cette hyperpepsie devra être soignée, même après la guérison de l’ulcère, et c’est pourquoi nous croyons que, quelle que soit la thérapeutique employée, il ne faut jamais négliger le traitement classique : régime, pansements et antispasmodiques, qui, même si l’on ne tient pas compte de son action sur les ulcères, agira favorablement sur l’hyperpepsie chlorhydrique, généralement concomittante.