‹ Essai sur le traitement du Spina-BifidaChapitre 10 sur 36 · SHOT · texte numérisé non relu

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et principalement l’hydrocéphalie sont d'une grande valeur diagnostique.

Virchow attache une grande importance à l'état des téguments : pour lui, une peau avec vascularisation considérable et rougeur anormale serait le signe de l’adhérence de la moelle aux parois ; une dépression cicatricielle ou un épaississement de la peau sous forme de plaque jaunâtre auraient la même signification.

Ces faits, dont la valeur est incontestable, n’ont rien du tout d’absolu, et nous dirons avec de Saint-Germain qu'on a beauooup exagéré l'importance des symptômes de paralysie. La tension exagérée du liquide, comme nous l'avons déjà fait observer, suffit à elle seule pour les produire. Une masse de tissu adipeux contenue dans la tumeur peut produire le même résultat; nous en trouvons un exemple dans un cas de Jefferson.

A notre avis, on n’a pas suffisamment insisté sur l’existence simultanée des divers vices de conformation et des altérations de texture de la peau. Nous croyons que la coexistence de ces deux faits suffit pour affirmer la dissociation de la moelle ainsi que son adhérence aux parois de la poche.

Nous avons insisté plus haut sur les altérations de texture de la peau et sur l’importance que nous leur accordions. Voici d’ailleurs l'explication qu’on peut en donner. Le spina-bifida se montre avec la plus grande fréquence au niveau de la région lombo-sacrée, or l'extrémité caudale de l'embryon présente une inflexion saillante, en arrière, favorable à l’adhérence d’un pli amniotique [theécrie de Lannelongue (1)]. La soudure de l’amnios aux téguments en modifie le développement et exerce une compression qui empêche la formation de Pare vertébral postérieur, d'où issue de la moelle en dehors du canal vertébral à un moment où elle est encore plus longue que le rachis. La non formation de l'arc postérieur pourrait également s'expliquer de la façon suivante : l’adhérence d’un

(4)Guigsaup, thèse Paris, 1887.

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