LORS
pli amniotique à la peau est due à une inflammation, laquelle produit une adhérence de la moelle aux téguments et de la sorte la moelle interposée entre les deux lames empêche leur réunion. Si la non fermeture de l'arc vertébral peut être attribuée à d’autres causes (hydropisie, arrêt de développement) nous croyons cependant que l'on peut admettre notre explication dans le cas d’altération de texture de la peau.
Ainsi donc la soudure d’un pli amniotique à la peau, l’adhérence de la moelle aux téguments à la suite d’un travail inflammatoire, ont empêché la réunion des arcs vertébraux, la moelle elle-même a subi des transformations dans sa structure et sa configuration et voilà pourquoi on observe dans ces cas des troubles fonctionnels. Ces deux signes sont pour nous les principaux qui doivent faire renoncer à une intervention opératoire.
Au commencement de ce chapitre nous avons indiqué comment on pouvait reconnaitre une hydroméningocèle pure ; nous n’y reviendrons pas. Quant à la simple présence de la moelle dans la poche on pourra la reconnaitre:
1° Par la vue, quand la tumeur est parfaitement transparénies
2° Par la palpation : &) quand la fluctuauon n’est pas bien nette, qu’elle à quelques analogies avec celle d'un lipome ;
b) La tension n'étant pas excessive on pourra sentir un Cordon dur et résistant. Si la tumeur était trop tendue on pourrait faire une ponction exploratrice avec la seringue de Pravas, ponction absolument inoffensive et permettant de sentir les gros éléments nerveux, ainsi que la largeur de l’orifice de communicatiOn ;
9° Les différents troubles fonctionnels que l’on provoque en exerçant une pression plus où moins forte sur la tumeur ont également leur valeur ; mais il ne faut pas trop s’y fier;
4 La peau étant parfaitement saine, s’il existe des troubles fonctionnels permanents, on pourra en inférer la présence d'éléments médullaires dans la tumeur et admettre qu'il y a
ou bien altération dans la structure de la moelle, ou bien compression exercée par un agent quelconque ;
5° Un pédicule large permet également de croire à l’existence de la moelle, bien que celle-ci se rencontre quelquefois dans un pédicule très mince.
L’adhérence de la moelle se reconnaîtra quand il y à altération de texture des téguments et qu'en même temps il existe des troubles fonctionnels et en particulier de la paralysie des sphincters anal et vésical.
Ainsi la peau pourra présenter une dépression'cicatricielle, une plaque épaissie jaunâtre, être rouge violacé et fortement vascularisée, ou bien encore elle sera remplacée en tout ou en partie par les méninges recouvertes d'ilots séparés de peau.
La pression du liquide d’après Quincke variant entre quatre et quarante millimètres de mercure et étant la plus faible dans la méningocèle pure, ce signe pourrait peut-être donner quelques renseignements, mais sans qu’on dût y ajouter une trop grande importance.
Quelques auteurs ontvoulu différencier Phydrorachis interne de l’hydrorachis externe, d’après les résultats fournis par Panalyse chimique du liquide; mais nous croyons que leurs efforts n’ont pas été couronnés de succès.