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La proportion de 25 centigrammes d’iode par litre suffit à rendre le bouillon imputrescible. En ce qui concerne particulièrement certaines bactéries déterminées, les recherches de Tarnier et Vignal ont montré qu'avec le streptocoque et le staphylocoque, la proportion de. 90 centigrammes d’Iode par litre de bouillon est suffi- | sante pour empêcher la prolifération mais il faut1 gr. 30 pour tuer le microbé dans un litre de culture de streptocoque âgée de 24 heures.
A la dose de 3 grammes par litre la valeur antiseptique de l’iode est comparable à celle du sublimé et l’on obtient la destruction du streptocoque en 8 minutes dans du bouillon ; du vibrion septique .en 20 minutes dans des tissus imprégnés d’une solution albumineuse, : puis séchés à basse température sur un exsicateur.
b). — ACTION ANTITOXINIQUE. — L’iode en se combinant avec elles entrave les propriétés des toxines élaborées par les germes pathogènes à des doses variant de 1/1000 à 1/2400. | | . Son action et surtout celle du trichlorure d'iode ont été bien mises en évidence par de nombreuses expériences portant surtout sur la toxine tétanique et la toxine diphtérique.
Action locale. — Elle est biologique. L’iode provoque un abondant afflux leucocytaire de poly etde mononucléaires. C’est un chimiotactique positif de premier ordre comme le prouve l'expérience de l’érysipèle iodique.
Lorsqu'on recouvre la patte d’un lapin d’une couche de teinture d'iode, on constate après quelques heures
une abondance de leucocytes dans le tissu cellulaire
sous-cutané, le chorion,entreles muscles sousle périoste et même dans la moelle osseuse.
Elle est chimique. — L’iode sur la muqueuse utérine se trouve en présence d’albuminoïdes épuisant plus ou moins rapidement son activité. Son action locale est donc un peu amoindrie ; il se forme des albuminates solubles.
Ainsi employé à la dose de 1/1000 le trichlorure d’iode tue en 2 au 3 minutes dans du bouillon une culture de charbon renfermant des spores, en 10 ou 12 minutes sur des fils ou un tissu, en 30 à 40 minutes dans un liquide albumineux. On voit dans ce dernier cas l'influence remarquable de l’albumine qui immobilise une partie de la substance antiseptique et oblige à compenser cette perte par une durée de contact plus longue.
De plus, l’iode légèrement caustique et irritant agit sur les fibres musculaires de l'utérus, les excite et active l’involution utérine, qui, dans tous les cas d’infection a tendance à se faire lentement et incomplètement.
Diffusibilité. — L'action localé exercée par l’iode se complique toujours d’une action générale parce que l'iode en raison desa volatilité et de la diffusibilité des combinaisons solubles qu’il forme, pénètre dans l’endomètre, dans la tunique musculaire de l'utérus, puis dans la circulation où il agit ; et ce sont précisément ces albuminates iodés qui, s'ils diminuent le rôle local, assurent par leur diffusibilité le rôle général de l’iode ;, ces albuminates grâce à leur affinité élective agissent sur le tissu lymphoïde (ganglions, rate) et en exagè-