SÉRUM LEUCOCYGÈNE DE PETIT
Le matériel nécessaire comprend : Un spéculum, un hystéromètre, ou mieux une pince à pansement, des mèches de gaze aseptiques ; le sérum liquide versé dans
un. verre flambé, le sérum sec.
Les soins préparatoires comprennent : le savonnage
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minutieux de la vulve et le neitoyag», le décapage et l’asepsie des plaies vulvo-vaginales pour rendre impossible une inoculation de l'utérus.
On introduit ensuite le spéculum et l’on saisit la lèvre postérieure du col avec une pince mousse.
Le premier point est de s'assurer de la vacuité de l’utérus ; l’opérateur lave ensuite la cavité utérine avec 200 grammes environ de sérum physiologique et lessuie avec un morceau de compresse de toile montée sur une pince. Il imprègne ensuite une mèche de gaze stérilisée avec du sérum liquide et dans l’extrémité de cette mèche, il enferme comme en un sachet allongé le sérum.
Il introduit ce sachet au fond de l'utérus transversalement d’une corne à l’autre et achève de remplir l’utérus avec le reste de la mèche imbibée, mollement pour supprimer les espaces morts et multiplier les surfaces de contact, mais sans jamais faire un tamponnement serré.
Au besoin, s’il existe deseschares cervicales, une mèche imbibée de sérum liquide et quelques grains de sérum seront laissés à leur contact.
Ce pansement est laissé en place au moins vingtquatre heures (Petit).
Lorsqu'on le retire, les grains de sérum qui ressemblaient à des cristaux de bichromate de K sont gonflés et ont pris une couleur gris terne avec l'aspect de grains de semoule ; les mèches sont gluantes, imbibées d’un liquide épais et gras à odeur particulière et forte.
Examiné au microscope on le voit constitué par une
sérosité excessivement riche en leucocytes polynucléaires et dans leur protoplasma on distingue de nombreux corps microbiens englobés.
La démonstration est plus frappante encore lorsque,avant l'application du sérum, on a faitune préparation qui ne montrait que de rares leucocytes et de nombreux microbes libres dans le champ du microscope.
Les mèches enlevées, le col et les parois vaginales sont détergés avec des compresses montées, une nouvelle injection utérine de 200 grammes de sérum est donnée et le pansement renouvelé avec la même technique.
Les phénomènes locaux sont faciles à observer dans les applications sur les plaies périnéo-vulvaires es eschares se détachent facilement soulevées par l’afflux des leucocytes ; un liquide purulent baigne les parties soumises à l’action du pansement. Le pus enlevé on voit apparaître de nombreux bourgeons charnus, très roses, très vasculaires, saignant facilement.
Parallèle et aussi marquée est l'amélioration des phénomènes généraux, la température s’abaisse dès le premier pansement, la chute est quelquefois complète du jour au lendemain, le plus souvent rapide.
Dans d’autres cas elle s’est faite plus lentement en lysis et n’a été terminée qu’en cinq à six jours.
«Ces cas m’ont paru répondre à l’existence d’eschares plus ou moins profondes et demandant au moins quelques jours pour se détacher (Petit)
Dans nos observations nous avons noté que l’action
du sérum leucocygène se manifestait d’abord par une
AT légère élévation thermique, puis par une chute progressive de la température pendant les douze premières heures qui suivent l'application, la douzième heure marquant le maximum d'effet ; ensuite la courbe remonte régulièrement jusqu’à la vingt-quatrième heure, mais son acmé atteint une température moins élevée qu’avant l’application du sérum ; il se forme alors une série de lysis descendants.
Le pouls et l'amélioration de l'état général sont parallèles à l'abaissement de Ja température, la langue devient humide ; on observe parfois des sueurs abondantes et souvent les malades accusent un fort appétit.
Rien n’est plusexact ; l’augmentation subite de l’appétitet l’euphorieétaient frappants dans l'observation n°1,
Les résultats éloignés sont bons : les malades sont
bien réglées et ne présentent pas de sténose du col,
PANSEMENT I0DO-IODURÉ
Certains accoucheurs ont utilisé un autre topique comme pansement utérin à demeure : ils ont choisi l’iode parce qu’il est bactéricide, chimiotactique de premier ordre, non toxique.
Les préparations iodées mises en pratique sont :
La teinture d’iode ou la solution iodo-iodurée de Tarnier.
La technique est absolument la même.
Le pansement est toutefois renouvelé toutes les douze heures ; l’action de l’iode étant déjà presque com-
plètement épuisée. Les pansements iodo-iodurés amé-
to
neraient les mêmes modifications locales et générales que le sérum de Petit et l’intoxication serait impossible étant donné la faible teneur en iode de la solution.
Les observations rapportées paraissent des plus concluantes, nous n’avon pu les contrôler personnellement nous nous sommes servis de l’iode suivant un mode
un peu différent.
N ATTOUCHEMENTS IODÉS.
La technique et le matériel sont les mêmes. La solution est la teinture d’iode ordinaire ou la teinture d’iode renforcée à 12 0/0.
Après injection vaginale, nous introduisons, monté sur une pince à pansement, un hystéromètre ou une baleine, un tampon d’ouate hydrophile long de 6 à 7 centimètres.
Avec ce tampon imbibé de la solution on touche longuement et avec soin tous les points de la cavité utérine, les faces, le fond et les cornes.
Douze heures après nous pratiquons un deuxième badigeonnage iodé; dans l'intervalle la malade a reçu une injection vaginale.
D’autres auteurs (Jeannin) combinent au badigeonnage l'emploi d’une mèche de gaze imbibée d’iode laissée à demeure dans l'utérus.
Ce procédé est une transition entre le pansement
iodo-ioduré et l’attouchement simple, il est commode à