MÉTHODES CLASSIQUES
Parmi les innombrables procédés imaginés, les quatre
suivants méritent seuls d’être retenus :
1° Traitement par les ecboliques.
Il comprend l’administration du sulfate de quinine et les injections chaudes intra-utérines.
C’est une méthode réservée aux cas apyrétiques; elle
est trop infidèle en face de phénomènes nets d'infection P
2 Tamponnement intra-utérin.
Le procédé consiste à bourrer de gaze iodoformée la cavité utérine.
Letamponnement doit ètre méthodique, serré et complet; le secret du succès consiste à prendre peu de gaze à chaque fois, mais elle ne pénètre pas complètement
dans la cavité utérine, s’accumule dans le segment
inférieur et forme un bouchon non plus dans le corps contractile mais dans le col.
Dès lors le muscle creux utérin n’étant plus distendu n’est plus sollicité à se contracter et le tamponnement reste sans effet.
Si la méthode se recommande par sa simplicité, son indolence, l’absence d’anesthésie, elle se trouve contreindiquée en cas d'infection utér'ae.
Le tampon bien qu’antiseptique précédé d’une injection intra-utérine iodée et renouvelé toutes les vingtquatre heures 2bsorbe touies les sécrétions utérines malgré toute Fhabileté de l'opérateur, il remplit souvent incomplètement la cavité utérine et derrière lui se forme une cavité close où pullulent les germes.
Loin d'entraîner les microbes il les tient enfermés, or le premier principe pour désinfecter une cavité n’est-il pas de la mettre largement en communication avec l'extérieur et d’évacuer ainsi les germes qui y sont accumulés au lieu de les y enclore de propos délibéré ?
Les mêmes considécaiions s'appliquent au peiit ballon de Champetier ; de plus il est peu pratique dans la clientèle urbaine et surtout rurale où les modifications du caoutchouc au contact de l'air le rendent parfois inutilisable au moment mème où l’on en à besoin. Il est difficile à rendre et à maintenir stérile, incommode à poser el ses résuliats sont lenis, souvent problématiques. Dans bien des circonstances il a simplement dilaté le col mais n’a pas réussi à faire expulser le pla-
cenia el une autre intervention a été nécessaire.
Curage digital.
Il nécessite l'emploi de l’anesthésie pour deux rai- SONS :
1° L'abaissement de l'utérus, indispensable, ne peut ètre obtenu qu’en empaumant le fond solidement et celte manœuvre exige un relâchement absolument parfait dela paroi abdominale.
2° L'orifice du col utérin se trouvant environ à 6 centimètres de la vulve(Guéniot) l'introduction totale de la main dans le vagin est indispensable pour permettre au doigt d'explorer à fond la cavité utérine et d'y manœu- VLÉF.
La femme étant endormie, le doigt avant de pénétrer dans la cavitéutérine à deux orifices à franchir (Fieux).
1: Le canal cervical et la région sus-cervicale futur segment inférieur en miniature.
Cet anneau, de nature fibro-conjonctive se laisse dilater facilement, un doigt d’abord s’y insinue avec des mouvements de vrille, un autre doigt vient le rejoindre et bientôt la dilatation est suffisante pour permettre le passage.
2° Reste le deuxième anneau : anneau decontraction. Il offre une résistance active car ilest de nature musculaire et il faut vaincre la contraeture de ce véritable sphincter.
La dilatation digitale sera de mise ici, un doigt, puis deux, parfois les quatre derniers doigts réunis en tronc
de cône.