‹ Essai sur le traitement intra-utérin de l'infection puerpéraleChapitre 9 sur 49 · EXAMEN DES ORGANES GÉNITAUX · texte numérisé non relu

EXAMEN DES ORGANES GÉNITAUX

L'état des plaies génitales, leur aspect, l'apparition .

‘de fausses membranes, leur pullulation, leur virulence,

l’ædème et les phénomènes inflammatoires qui les accompagnent peuvent renseigner sur le degré probable de l'infection.

Le toucher vaginal fait apprécier l’état du col. A l’état normal le col se referme très vite et dès le troisième four après l'accouchement on éprouve de la difficulté à franchir l’orifice interne. Quand au contraire l'utérus est infecté et surtout s’il reste des débris dans sa cavité on pénètre facilement mème lorsqu'il s’est écoulé huit ou dix jours.

Toutes les fois que l’accoucheur pourra introduire avec facilité un ou deux doigts dans l’orifice interne après le troisième jour des suites de couches il devra penser soit à une rétention ovulaire soit à une infection intra-utérine.

Cette béance du col permet de pratiquer le toucher intra-utérin.

Toucher intra-utérin. — Parfois douloureux il peut être rendu très difficile par l’indocilité de la malade, il ne faut pas hésiter alors à employer l’anesthésie (chlorure d'éthyle;kélène avec le masque de Siffre),car cette exploration doit être très consciencieuse.

La main gauche reconnaît par le palper hypogastrique le fond de l’utérus, l’abaisse et le maintient; l’index ou mienx l'index et le médius de la main droite explorent méthodiquement tout l’'endomètre, apprécient avec leur pulpe l’état des faces,des bords,du fond,des cornes, notent la consistance des parois utérines, le degré d'épaisseur de la caduque,mince ou au contraire tomen-

teuse, le nombre et la grosseur des caillots de la zône

placentaire, l’existence de débris (membranes ou cotylédons) leur adhérence ; aussi il est difficile d'utiliser dans ce cas le gant de caoutchouc ; si l’asepsie nous y engage, le peu de netteté des sensations perçues autorise le praticien peu familiarisé avec cette technique à se servir de la main nue, elle n’aura pas trop de tout son sens tactile pour mener à bien une exploratiou aussi délicate.

EN RÉSUMÉ : Von seulement toute intervention intrautérine instrumentale doit être précédée du toucher intra-utérin mais encore il faut pratiquer ce dernier dès qu'une femme a de la ‘température pour confirmer le diagnostic d'infection puerpérale et adopter un procédé . thérapeutique.

C’est une notion trop négligée jadis où le toucher était insuffisant et non systématique mais qui aujourd’hui est: adopté comme règle de conduite par tous les accou-

cheurs.

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