‹ Essai sur le Vêda [microform]uChapitre 10 sur 31 · Que tous les dieux, que les Ondes, protègent tout ce qui · texte numérisé non relu

Que tous les dieux, que les Ondes, protègent tout ce qui

nous est cher. Que Mâtariç-wan, que BàtH, que Saraswatî la généreuse nous accorde à tous deux son appui ! •

La famille, une fois constituée par le mariage et mise sous l'autorité sainte de la Foi, continue d'exister et de se développer sous la même influence. En effet, comme la naissance d'un être vivant n'est autre chose que la personnification d'Agni, elle est elle-même étroitement liée à l'institution religieuse ; il en est de même de la mort. Le grand intérêt de la vie humaine, comprise entre ces deux extrémités, est de conserver le culte et la doctrine mystique dont le culte est l'emblème. Il y a donc une sorte de nécessité et de devoir à maintenir dans la famille la pureté de la religion sur laquelle elle repose. Le rapport de ces deux choses est tel que, dans la doctrine brahmanique fondée sur le Vêda, il est presque impossible de dire si la famille est constituée pour la défense de la religion, ou si c'est la religion qui est faite pour perpétuer la famille et la maintenir dans son intégrité.

« La ruine d'une famille cause la ruine des religions éternelles de la famille; les religions détruites, la famille est envahie par l'irréligion.

Par l'irréligion les femmes de la famille se corrompent; de la corruption des femmes naît la confusion des castes;

Et par cette confusion tomhent aux enfers les pères des destructeurs de la famille même, privés de l'offrande des gâteaux et de l'eau.

Quant aux hommes dont les sacrifices de famille sont détruits, l'enfer est nécessairement leur demeure. C'est là ce que l'Écriture nous enseigne. » La Bhagmad-gîtâ, I, 40.

La sainteté de l'union conjugale établie par le Vêda fut dans la suite entourée de toutes les garanties qu'une religion et une civilisation intelligentes peuvent concevoir. Des menaces sévères et des châtiments redoutables attendaient en ce monde et dans l'autre ceux qui en violaient la pureté : à ce point, que la constitution de la famille doit être regardée comme une des principales forces qui ont maintenu dans l'Inde la société aryenne jusqu'à nos jours.

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