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Quelle qu’en soit la cause, on comprend parfaitement que ce ralentissement circulaloire puisse favoriser la production de thrombus cardiaques ou autres, en dehors de toute inopexie.
En résumé, par l’action des astringents, nous voyons le cœur ralenti par accroissement de pression dans les vaisseaux, la circulation ralentie également, le sang épaissi, plus plastique, en un mot toutes les conditions qui peuvent engendrer la thrombose.
Respiration. — De même que la circulation, la respiration est aussi ralentie, tant parce que le sang arrive plus lentement au poumon (et il nous semblé que ce devrait être plutôt une cause d'accélération compensatrice), que parce que le besoin d'oxygène est moindre; car siles alcalins activent les oxydations, les astringents les diminuent, les retardent et ralentissent les actes de désassimilation et de combustion respiratoire. Mais si ces actes de désassimilation sont diminués, il en résulte une conséquence immédiate, c’est que l’ac. carbonique se trouvera dans le sang en bien moins grande quantité, et nous savons que l’ac. carbonique est un excitant du centre respiratoire.
Il peut se faire que l’excès des astringents occasionne de la dyspnée, par les difficultés et la lenteur de la circulation pulmonaire du sang épaissi. Cette dyspnée indique donc la limite à laquelle il faudra cesser leur administration.
Ajoutons enfin que les sécrétions bronchiques et les exhalations pulmonaires sont diminuées et leur expulsion est facilitée.
Température. — La température est abaissée ; cela découle évidemment de l’action des astringents sur la circulation et la respiration.
D'ailleurs, d'autres Causes s’y joignent: la diminution des
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oxydations dans un liquide moins alcalin et la difficulté des échanges dans un milieu plus visqueux, et aussi par resserrement réflexe des vaisseaux, qui donnent passage à moins d’hématies.
À ce titre, les astringents se rapprochent un peu des tempérants, en ce qu'ils diminuent comme eux les oxydations; mais ils en diffèrent, en ce que les tempérants fluidifient, délaient le sang, tandis que les astringents le rendent visqueux.
Nutrition. — La digestion troublée, la circulation, la respiration ralentie, la température et l’hématose abaissées, tout indique une entrave apportée à la nutrition.
L’excès des astringents, comme celui des alcalins d’ailleurs, aboutit à la cachexie, mais à la cachexie acide. Le sang étant plus dense, nous n’aurons pas d’hémorrhagies, pas d'œdèmes, mais de la maigreur, de l’affaiblissement, de la grayelle urique, des obstructions hépatiques par la cholestérine, dont loxydation est incomplète.
Innervation. — Du côté du système nerveux, nous n’avons pas de phénomènes bien manifestes, en dehors de ce frisson réflexe, de cet agacement dentaire que nous avons indiqué. Mais nous allons voir, quand nous étudierons le mode d’action des astringents, qu'ils agissent aussi par le système nerveux.
3° ACTION TERTIAIRE OÙ D'ÉLIMINATION. — Les diverses sécrétions soit normales, soit pathologiques, sont diminuées. La diminution de la sueur est en rapport avec l'activité moins grande de la circulation dans les glandes qui la fournissent. Il en est de même pour la bile, le lait, la salive, etc.
Il faut faire à notre avis une exception pour l'urine (bien que Mitscherlich considère le tannin comme anurétique), car presque tous les astringents sont diurétiques. Ils ralentissent la circulation, accroissent la pression et par là tendent à produire la diurèse. à