CONCLUSION
Je crois avoir suffisamment indiqué, par les considérations que je viens de tracer dans les chapitres de cet ouvrage, combien les bibliothèques administratives , organisées avec soin , composées d’une manière conforme aux besoins pratiques des bureaux, desservies avec zèle et intelligence, peuvent être utiles aux fonctionnaires publics et aux employés qui coopèrent avec eux à la gestion des affaires du pays. J’ai essayé, dans ces aperçus rapides, de donner quelques avis, dictes par l’expérience, sur les mesures à adopter pour augmenter et compléter les bibliothèques de ce genre qui existent dans les grandes administrations, et dont j'ai présenté un tableau statistique dressé d’après des renseignemens puisés aux meilleures sources.
Je confie ces considérations à la sage sollicitude du gouvernement, des chambres et des fonctionnaires publics. Tous désirent, tous veulent que l’administration possède un personnel aussi instruit que laborieux, qu’elle ait à sa disposition tous les moyens possibles pour s’éclairer et prononcer toujours d’une manière sûre et irréprochable sur les nombreuses questions d’intérêt public et privé qui lui sont soumises. Je crois qu’il est facile de réaliser ces bons vouloirs à l’aide des moyens que je viens
d'indiquer et qui sont d’une exécution simple et facile.
Je serais heureux si ces quelques pages, inspirées par une pensée d’utilité générale, pouvaient être accueillies avec faveur. Surtout je m’applaudirais de les avoir écrites, si elles pouvaient avoir pour effet d’améliorer le service des bibliothèques administratives qui doivent puissamment influer sur la propagation des études du droit administratif, l’instruction pratique des fonctionnaires et des employés de l’État, et par conséquent sur la bonne administration des affaires du pays.
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