I. Les oBUvres des poètes provençaux de 1100 à
II. Jehan de Nostredame dans son histoire des poètes provençaux , 1575.
III. Les trouvères français jusqu'au XIV.^ siècle inclusivement
(i) U faut ajouter à cette nomenclature i.o un petit opuscule de M. le baron de Aeiffenbei^ sur les cours d'amour (i84o). Il y rapporte le rôle des offices de la cour amoureuse dont M. Diez s'occupe , chapitre Y. Ce travail , au surplus , ne contient aucune assertion qui contredise notre système, a.» L'histoire des langues romanes et de leur littérature , etc.^ par M. Bruce- Why te (i84i) > ouvrage contenant des opinions et des déductions fort étranges. L'auteur donne à la littérature provençale le nom de Gai Saber,
Cette dénomination , quoi qu'on en ait dit , n'appartient pas aux troubadours » mais bien à l'Académie de Toulouse : « C'est aux femmes , dit l'auteur (tom. II, » p. 179) , que le Gai Saber dut, non-seulement quelques-unes de ses productions A les plus ingénieuses , mais encore le petit nombre de celles où le naturel , le sen- » timent et la tendresse prédominent. Sans leur intervention et leur influence, cet A art serait peut-être resté dans un état , sinon de barbarie , du moins de plate )) ribauderie et de plaisanterie puérile , ainsi que cela eut lieu à son déclin. Mais » alors le beau sexe était encore le souverain arbitre du mérite poétique , arbitre » aussi absolu dans ses jugements que les barons dans leurs édits , à cette diffév> rence près que les belles étaient affables et généreuses , tandis que les seigneurs » étaient souvent fiers et injustes. Les cours d*amour, présidées par des dames du » plus haut rang , empêchaient l'admission dans l'ordre de candidats vulgaires et » grossiers , polissaient et conservaient la langue dans sa pureté , dictaient les )) sujets sur lesquels les talents des troubadours devaient s'exercer, jugeaient leurs » tensons ou controverses , récompensaient leur mérite , et punissaient par la *> disgrâce ou l'exclusion ceux qui en violaient les statuts* Au XII.« siècle, quand
IV. Le chapelain André , dans son Tfactaius Amoris, dont la «omposition est rapportée au XII.® siècle.
V. Une description circonstanciée des offices d'une cou d'amour, érigée sous le roi Charles YI, vers I4IO.
VI. Les œuvres de plusieurs poètes français postérieurs au XrV.« siècle. — Martial d'Auvergne.
Nous allons consacrer les pages suivantes A un examen approfondi de ces divers témoignages ^ sous le double rapport de leur authenticité et de leur interprétation.
» ces cours {urent à leur apogée, on écriTit des grtmmaîret pour le provençal , » etc. » Tout cela ett brodé fort ingénieasemcBt ; et il faut ayouer que la part de ces dames n*a jamais été plus belle. Noua aurons occasion de reyenir sur l'œuvre de M. Bruce-Whyte dans notre traduejtion de Thistoire de la poésie des troubadours.
3.0 Histoire de la langue romane (roman provençal), par Francisque Mandat (i84o). L'auteur accepto le fait de Pexisteuce des cours d*amour, mais il s*en étonne.... avec raison. « Conçoit-on, dit-il (p. 366), qu^il pût y avoir jamais « sérieusement une époque de notre bistoire où les dames françaises s^assem. » blaîent en grave tribunal, pour débattre et pour juger certaines questions que »> de nos jours on regarderait au moins comme très-friv<4es....» Alors que la foi » catbolique était si puissante, alors que la courtoisie la plus délicate faisait tous « les bommes esdaves de la beauté, pourquoi les femmes les plus nobles, les pins * belles , les mieux apprises, voiaient-elles entendre et prononcer des sentences qui » semblent naturellement avoir dû blesser la pudeur de tous les temps?... Mystères » étranges d*un passé si près de nous et que déjà notre faible intelligence se » refuse à conceroir ! »
On voit que pour la critique de nos jours la question a force de cbose jugée. Toutefob M. Ampère , ce savant d^un si grand avenir , entrevoit le défaut de la cuirasse. « Dans les tensons jamais il n'est déféré au jugement d*un tribunal ou » d'une cour d*amour; et cette circonstance peut , à elle seule , jeter du doute sur » Texistence bistorique de ces tribunaux célèbres. » (Voyez Histoire de la forma^ tion de la langue française , p. xxrv, 1 84i ).