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surface du liquide ; enfin la présence d’une poudre en quelque sorte impalpable , blanche, se déposant au fond du vase, et constituant le signe le plus certain d’une guérison très-prochaine. J'ignore si dans toute supersécrétion critique des glandes rénales les urines présentent constamment la même succession dans les modifications auxquelles elles sont soumises ; ce point de doctrine, intéressant à vérifier, offrirait au praticien , si jamais il venait à être établi comme loi, des moyens sûrs à l’aide desquels il pourrait presque infailliblement prédire à jour fixe la cessation de la maladie, et non pas seulement les chances de succès ou d'échec. Pour ce qui me regarde, j'ai quelque raison de penser que Jes altérations de la sécrétion dont il s’agit dépendent en grande partie, si ce n’est exclusivement, de la nature de la maladie qui se juge ainsi par les urines , ou plutôt de la nature de la cause qui a déterminé cette maladie, surtout si cette cause consiste dans la suppression ou la simple diminution d’une sécrétion organique. Les sujets des quatre exemples cités viennent à l'appui de ce que j’avance ici : chez tous, en effet , si l'on ajoute quelque foi à leurs dires, une transpiration arrêtée a été le point de départ de tous les accidens: l’un, c’est le tonnelier, travaillant dans un lieu bas et humide, éprouvait . presque habituellement l'impression d’un frais désagréable ; on connaît les circonstances qui ont précédé l’établissement d’une affection rhumatisante dans le second ; le troisième im’a positivement affirmé que ses accès de fièvre ne s'étaient montrés qu après avoir eu chaud et froid , pour me servir de ses propres paroles; quant à la dame Barrois, elle attribuait son catarrhe à la même cause... Voilà donc quatre affections diverses, dont l'existence se lie, comme effet, à une suppression ou seulement à une diminution de la diaphorèse. Est-il éton- ‘nant, après cela, que la crise urinaire, qui à jugé chacune d’elles , ait présenté les mêmes caractères? Rapprochant ce que je viens de dire de ce qui se passe dans les cas de suppression de la sécrétion biliaire on verra qu'il y a quelque vérité dans la proposition énoncée.
Je ne puis terminer cet article sans faire observer que chez le sieur Hoffman et dansla femme Barrois, les urines ne sont devenues critiques
( 58 ) que quand, par l'administration d’un vomitif, l'appareil digestif eut été replacé dans son état normal, et tout obstacle levé. De même, chez la dame Boulet, c’est quand on eut commencé l’usage du sulfate de quinine que la diurèse a eu lieu ; chez le sieur Esprit, emballeur, la crise a été tout à fait spontanée.