RÉFLEXIONS
Je viens d'établir un certain nombre de faits : tous les détails ont été donnés avec la plus scrupuleuse exactitude. Observés ainsi, sans idée préconçue et avec une pleine indépendance , ces faits peuvent, je crois, servir de base à mon opinion sur le problème qui nous est soumis. Il me reste donc à discuter leur valeur respective, et à apprécier l'importance de chacun d’eux, pour la solution des questions ici posées : |
1°. L'existence des crises peut-elle être démontrée ?
2°, S'il est vrai qu'il y ait des crises, l’est-il également qu'il y ait des jours critiques, c’est-à-dire des jours fixes et déterminés où les crises se manifestent de préférence ?
3°. Ÿ a-t-il des conditions organiques sans lesquelles l’état de crise ne peut être?
4°. Quel en est le siége accoutumé?
5°. Les crises ont-ellés une durée habituelle qu’il soit aisé de fixer et prédire?
- 6°. Quels sont enfin leurs effets sur l’économie humaine ?
On voit que de ces six questions, les deux premières appartiennent à la Faculté elle-même. A la rigueur , je pourrais me borner exclusivement à leur examen : toutefois, comine complément, j'ajouterai sur les quatre dernières quelques remarques qui découlant, pour la plupart , des faits que j'ai cités, trouvent tout naturellement leur
place eu cet endroit.